jeudi, 18 novembre 2004
Fuego !
Lecteur, tu es un con.
Pas un petit : un gros.
Mon dessein n'est pas, comme le voudrait une tradition périmée, de te corriger en t'amusant ; ou bien de te distraire en t'instruisant.
Non.
On ne réforme pas les cons.
Les cons, on les ignore ou on les assomme.
J'alternerai.
***
"Je parle à ceux-là seuls qui ont le droit d'entendre,
Et que sur tout profane on referme le temple."
Orphée.
***
Il est bien vrai que jamais le temple de la littérature n'a été à ce point désolé.
Ruineux.
Les rarissimes fidèles ne se connaissent plus, et les deux ou trois vivants hiérophantes se taisent et attendent coléreusement la mort.
Plus de chants, plus de joie.
Le silence et le froid.
Quant à la déesse.
***
En revanche, en face, le Café du Temple ne désemplit pas.
Ce sont de florissantes mensées, des ventrées de victuailles, des libations de vinaille, des groins rutilants, des rires expectorés, des milliers de miroirs réfléchissant, au centre, ventru et papelard, régalant son monde, jubilant, Simon le magicien.
***
Tout brûler.
Et tout recommencer.
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Il faut recommencer depuis la vie. Et certes, la liberté en fait partie.
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Que les dés ne cessent pas de rouler, jusqu'au double six.
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Il faut recommencer depuis la vie. Et certes, le rêve en fait partie.
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Rêve comme révolte. Rêve comme révélation.
Que la réalité devienne vos rêves.
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Il faut recommencer depuis la vie. Et certes, l'amour en fait partie.
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L'amour, cette mathématique fée !
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Il faut recommencer depuis la vie.
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Car nous n'avons qu’une vie, et il convient de la vivre à tombeau ouvert.
13:30 Publié dans 2 Manifeste | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note

