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mercredi, 24 novembre 2004
Fatalité matronymique
Petit problème littéraire : une héroïne qui répondrait au doux nom de Josyane Savigneau, que pourrait-elle bien être ?
Analysons scientifiquement la question. Cela ne commence pas très bien, – quelque chose de gras, d’hommasse, - avec une peu élégante lettre j, grotesquement ailée d'un o naïf et aérien. Cela se gâte quand retentit ce cri strident, hystérique, patoisant : "ziiiiiiiiiiiiii". La fin est cruelle, qui ne peut pas qu'elle ne rappelle le célèbre roussin d'Arcadie. Le tout laisse une pénible impression de prose qui, je le crains, ferait reculer les plus grands romanciers. Il n'y a rien à faire : il faut qu'une Josyane soit concierge ou harengère ; et quant à sa robe, ou plutôt son tablier, il est beige, inexplicablement. Et si on avait encore des doutes sur une telle Josyane, si l'on ne savait décider si elle se moucherait du coude ou non, son matronyme le désignerait de reste.
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