« Trente-deuxième aphorisme | Page d'accueil | Trente-troisième aphorisme »
jeudi, 25 novembre 2004
L'empire de l'erreur
Ce n'est pas assez que d'en juger par soi, de se rappeler comme on a pu soutenir avec la dernière conviction les erreurs les plus grossières, de sentir comme l'erreur tente à chaque mot de s'insinuer dans ses propos ; c'est de considérer qu'il en est ainsi de presque tous, non pas seulement du commun mais des esprits les plus choisis, les plus éclairés, et pas encore pour des temps brefs mais pour des années, des décennies, des époques entières ; de sorte que quelquefois, l'esprit, dérouté de toute compréhension, hébété, se jette comme désespéré dans un transport mystique ; et l'on croit alors entendre le pas lointain et claudiquant de Satan.
16:30 Publié dans 6 Textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


Commentaires
Hallaj fut guillotiné pour avoir prononcé le fameux "An Al-Aq" = je suis la vérité.
Pour lui, les deux monothéistes les plus sincères étaient sans nul doute Abraham et le banni Satan, qui préférait Dieu à la créature...
Bien à vous
Ecrit par : jean-plume | jeudi, 25 novembre 2004
Satan réagissant en amant trahi, sca,ndalisé qu'on lui ait demandé de s'agenouiller devant une autre créature que Dieu ? Pourquoi pas ? C'est séduisant… Diabolique !?!
Ecrit par : Dondiegodelavega | jeudi, 25 novembre 2004
peut etre un peu de prétention et d'orgueil, d'être ainsi seul, crée de feu ; à l'inverse de l'homme, façonné de boue ? Dieu seul est savant...
Ecrit par : jp | jeudi, 25 novembre 2004
Peut-être en effet. Selon mes modestes lectures dans ce domaine, la création de l'homme fut un scandale pour les anges, et plus encore l'incompréhensible soumission demandée du supérieur (le feu) à l'inférieur (la boue). De là que les anges rebelles seraient les ennemis irréconciliables de l'homme. (Et nostalgiques d'un ordre parfait ?) Tout cela est puissamment exprimé par Bernanos par exemple.
Ecrit par : dondiegodelavega | jeudi, 25 novembre 2004
excellent
Ecrit par : Jos | mercredi, 24 mai 2006
Ecrire un commentaire