mercredi, 23 novembre 2005

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De douloureux fantômes revenaient hanter le château rouge aux portes battantes.

Commentaires

Mes salutations du jour...

Ecrit par : Antinea | jeudi, 24 novembre 2005

Délicieuses, troublantes et dérangeantes réminiscences ! Et couper court aux sirupeuses madeleines:
les , vos, "portes rouges"
belles parceque ce sont des portes
belles parcequ'elles sont rouges
présentes

.......... du rouge à brosser d'un grand geste sur la toile

Ecrit par : annealb | vendredi, 25 novembre 2005

le cavalier caracolait de noir à blanc sur l'échiquier de la syntaxe ............ et les déesses chuchotaient, voilées, diaphanes sur les ondes .
Dondiegodisttrato, n'emmêlez pas les chevelures brunes , blondes et rousses qu'elles peignent et parfument de l'aube au crépuscule, pour la visite nocturne .

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

Mais le sombre cavalier, parcourant les 64 cases de l'échiquier sans jamais repasser par la même - vieux problème - finit par rencontrer Caïssa, la plus joueuse des déesses.

Ecrit par : Don Diego | samedi, 26 novembre 2005

Et Caissa se déguisait, ni tout à fait une autre, ni tout à fait la même .........

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

vieux problème certe,
au gynécée plein de froufrous de jupes, de jupons et de rires,
le bruit court que le damier est rouge et noir
et la frivole arithmétique y a dessiné 69 cases,
paire au féminin affolant toute masculine logique !

Que l'étalon soit valeureux autant que votre épée ardente au seuil du palais ! Les dés en sont jetés et les Dieux suivent la partie .

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

Il n'y a rien à craindre dans la volupté,
définitivement non, rien à perdre,
tout au contraire.

Et si la voie en est parfois périlleuse,
il n'y a pas de coup perdant, pas d'exacte arithmétique.

Les Dieux le savent bien, qui se sont réservé l'olympe
et nous laissent le vaste monde .

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

post- sciptum: et saviez-vous que Caïssa est une incorrigible tricheuse ? Pour le bonheur de ses partenaires, bien sûr !

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

Dondiego, déboutonnez votre gilet ! le propre de l'oubli c'est justement de n'être plus. Quant aux réminiscences, qu'elles soient réveil des sens !

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

nota bene: l'"intense oubli", je l'ai bu jusqu'à la lie des mots, et ce n'est pas l'expérience la plus nourrissante !
............ mais incontournable parfois, pour retrouver combien le désir nous est essentiel, la légèreté aussi .

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

l'intense, oui c'est l'intense qui est à gagner .

Ecrit par : annealb | samedi, 26 novembre 2005

Ce n'est pas simple.

Tout raisonnement sur le sujet devrait toujours être doublement corrigé, au moins : du sexe du locuteur ; de son tempérament. Les propos de qui, traitant cette matière, ne s'impliquerait pas personnellement en quelque façon sont à mon sens à suspecter de bêtise.

Or… Si mon gilet de soie me sied ?
(Puis, on nous regarde !)

Sinon, plutôt d'accord avec votre avant-dernière remarque.

Ecrit par : Don Diego | dimanche, 27 novembre 2005

Pas si simple, sans doute, mais pour la double correction ne sont-ce pas les écarts au détour d'un mot qui libèrent l'imaginaire, et nous libèrent ?

Je retiens donc que le gilet était de soie,

Aux portes du gynécée le cavalier le dégraffa d'un doigt ou deux, en contrepoint de la fugue légère qui se jouait de dentelles et de voiles froissés depuis la chambre jusqu'au vestibule ........

Que le lecteur soit voyeur, peut-il en être autrement ?
Quand lui-même trouverait, là, les mots qui de nos émotions les plus anéantissantes, de nos plus folles fantaisies, sauraient extraire ce qui nous meut et nous ranime ?

Ecrit par : annealb | dimanche, 27 novembre 2005

On raconte également, qu'aujourd'hui, dans le coffre-fort d'un viel établissement bancaire, délabré, vestige de l'époque faste de la belle Buenos-Aires, repose dans une boite et délicatement plié dans un papier de soie, un certain gilet .
Et lorsqu'un Argentin se rend au rendez-vous amoureux qui bouleversera, évidemment, toute sa vie, il jette d'abord, en direction de l'édifice, et vers la porte tenue scellée, un regard amical et interrogateur, caresse discrètement, de l'index, la lèvre inférieure de sa bouche et poursuit sa marche, élégant, le regard haut .

Ecrit par : annealb | dimanche, 27 novembre 2005

Il marcha longtemps, harassé de fatigue, à chacun de ses pas la forêt s'épaississait, et le soleil brûlait malgré le toit de feuillage. Il entendit le fleuve, une embarcation, échouée là, le porta dans le courant, allongé de travers, le corps à l'abandon, à bout . Un bruit immense, une force violente l'engloutit.
De l'eau bouillonnante jaillit la barque, seule, plus loin sur la rive aux eaux devenues calmes, gisait un homme, nu, parfaitement nu, beau, vivant, les yeux ouverts .

Ecrit par : annealb | dimanche, 27 novembre 2005

Curieux que tu laisses tout cela, en enlevant certaines de tes répliques.

Ecrit par : anne | samedi, 02 septembre 2006

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