Adios
Je vous confie aux Dieux, puissent-ils être toujours vos amis comme je le fus si peu de temps...
Ecrit par : aquarium | mardi, 03 janvier 2006
J'ai toujours détesté le générique de fin de "Zorro", parce qu'il m'enlevait mon héros... Et vous ravivez ce douloureux souvenir !!! Vraiment, adios ??
Qu'est-ce? No se puede!!! J'ai découvert Nabe cette année et il y a un passage intéresant dans un des tomes du Journal intime, où, selon son habitude - un peu systématique mais rarement infructueuse car son génie s'en nourrit toujours de manière nouvelle, inattendue - où il procède à un renversement et propose l'hypothèse suivante : ce serait Zorro qui se cacherait derrière Don Diègue...Je sèche sur les développements intéressants qu'il en déduit, c'était juste en clin d'oeil. J'ai passé certains moments de littérature chez vous qui m'ont semblé vrais.
Adios muchacho! Bon vent!
Ecrit par : OrnithOrynque | mercredi, 04 janvier 2006
Bonjour,
Merci. Oui, la série s'arrête. Je sais maintenant ce que doit être le cinéma nouveau, dont cette série n'a donné que quelquefois la vision enchanteresse. Ce sera cela ou rien.
@Fleur :
Ce n'est pas à vous que j'apprendrai l'ennui du combat de trop. Mais, quant à vous, vous en êtes trop loin pour que je ne continue pas d'observer du coin de l'oeil vos crochets rapides et élégants. Que l'esprit d'Ali vous inspire, Ali le dansant, le rapide, le puissant !
@OrnithOrynque :
Curieux personnage que ce Nabe. Oeuvre inégale, de ce que j'en ai lu ; son journal vaut le détour cependant.
Je continuerai de croquer les pastilles de rêve que vous débitez mystérieusement.
(Curieux l'association de ces deux mots ; c'est vrai qu'ils sont synonymes.)
Difficile. Le temps décante quelquefois. L'essentiel est que l'esprit continue de souffler. Que la forme soit un blogue ou autre chose, c'est plus secondaire.
Combien s'époumonent ! Que de baudruches ! Si l'on est... à bout de souffle, mieux vaut jouer... la fille de l'air !
Bonjour et fleur sont synonymes ? Expliquez-moi ça s'il vous plaît, ça me rappelle qu'un très vieux monsieur m'appelait "Jour", il y a quelques années.
Ecrit par : Fleur | mardi, 14 février 2006
Oh, je ne prétends pas que cette association soit bien rigoureuse. C'était une sorte d'intuition/inspiration. Le "Bonjour" est pour moi comme une fleur qui point et la fleur comme le bonjour du Printemps.
Curieuse anecdote... Sous l'ancien régime, l'expression "belle comme le jour" était en usage, et on la retrouve par exemple souvent sous la plume de Saint Simon.
Aussi, Fleur, votre vieux monsieur était-il peut-être un très très vieux monsieur...
Votre vision des choses me plaît tant que je l'adopte. Quant au très très vieux monsieur, il m'est permis d'imaginer qu'il était Saint-Simon lui-même...?
Ecrit par : Fleur | jeudi, 16 février 2006
Ah, mais Fleur vous me prenez par mon faible : j'admire Saint Simon. Quel écriture et quel esprit souverains ! Il faut à tout prix me présenter cet excellent vieux duc !
Je l'entends d'ici déplorer et fulminer. Pensez-donc ! La ruine de l'Etat ! L'abaissement de la noblesse ! La faveur de la roture ! des bâtards du roi ! la veuve Scarron !...
Oserais-je dire que vous manquez à cet espace... Même si je fais moi-même preuve de discrétion.
Ecrit par : Antinea | lundi, 20 mars 2006
Bonsoir Antinea, et merci. La baleine blanche m'a englouti et porté au fond de l'océan. Je veille, cependant, et peut-être quelque jour reviendrai-je avec la parole inouïe.
Mais, pour vous, quand il s'éteindrait doucement, ce sera toujours le feu.
Je veille moi aussi mais ne vous ai point croisé dans cet océan, peut-être finirez-vous par une traversée au milieu des feux du désert jusqu'à l'Oasis...
Vous attendez de vous faire prier pour revenir ? Bon, alors revenez, il y a pas mal de veuves et d'orphelins par les temps qui courent, sous le règne de cet argent, d'une molusquenerie spongieuse qui fait nauséer, qu'une lame bien leste et une poigne bien souple nous serait d'un grand secours. Même si vous n'êtes pas Orphée, l'ami; ou même or, ou même fée...
Le vulgaire que je suis est stupide, soit, qu'il en soit ainsi, mais il a vu Dieu. Il en est mort selon le mot de l'Ecriture : " nul ne peut voir Dieu et vivre". C'est par conséquent d'outre-tombe que je vous fais parvenir cette supplique, revenez, voyons, Don, soyez ELEGANT...
Allons-y à l'arraché : ce blog est pédant, oui, séducteur, assurément, hautain, timide donc, et provocateur. Mais il est vraiment animateur ( excitateur dirait un physicien ), il est drôle, il est facetté comme une briolette, goûtu et merire mille visites. Agacées ou non, distraites ou determinées.
Vous avez bien fait de le faire, et je suis bien content qu'il soit là. J'ai laissé des traces partout. des Z qui veulent dire
ze reviendrai.
Je parle sérieusement. je vous suis redevable de m'être amusé comme un petit fou, avec un scrupule cependant : je vous prie de croire que mes taquineries participaient de ce seul jeu. je n'ai jamais souhaité me montrer désobligeant ou irrespectueux. Me pardonnerez-vous d'avoir cru cette précision necessaire ?
Ayons de l'entregent, monsieur De la vega, même dans nos plus puérils fleuretis.
Les aventuriers qui passent chez vous font-ils montre de courtoisie à votre égard en vous remerciant de l'espace
d'expression que vous leur proposez, en particulier au moyen de ces aphorismes qui incitent si agréablement à proposer une qui commentaire, qui une variante, une extension, voire une manifestation d'agacement ? Ou bien se contentent-ils d'apposer un paraphe insoucieux avant que de s'aller muser ailleurs, négligeant la gratitude dont ils devraient vous être grées ? A la lecture de votre réponse çi-dessus, j'ai commencé la journée par un rire rassérénant. Plus personne n'écrit ainsi, mais quel plaisir. Oui, vraiment, je me suis bien récrée. Soyez-en remercié.
Vous n'attendez rien ? N'est-ce point là une attitude qui risque de vous amener en effet à ne rien recevoir ? Il n'exsite pas de rien sans rien, ni de mots sans raison, ni d'aphorismes sans cause et fin.
Que sans doute pour des raisons qui vous sont propres vous désiriez n'être plus dérangé par le charivari relatif que votre
blog suscite, soit, je le comprends, mais que vous n'attendiez rien, j'ai peine à le concevoir. Quand à n'être obligé à rien, c'est à moi d'en juger, car si j'estime que la politesse est le moyen le plus sûr de garder de soi une estime raisonnable, d'affirmer à autrui qu'il ne m'est point indifférent pour diverses raisons, et que c'est par elle que se distingue la pensée instinctive de la pensée civilisée, alors si, je me sens votre obligé. Même s'il peut se faire que l'on doive à autrui une chose qu'il aurait peut-être préféré qu'on ne lui doive pas...
Seul au point de ne pouvoir faire que le commentaire de son absence ?
Bien morbide cette fin de blog!
Ecrit par : Reb | mardi, 02 mai 2006
Morbide... Ou simplement différente. Moi j'aime bien. Je vois bien que Mr de la vega doit s'amuser de nos elucubrations ( terme qui ethymologiquement signifie ecrire de nuit), mais ça ne me derange pas. je n'ai honte de rien. Je ne crains pas son sourire sardonique et ses dents affutées, ses moqueries lui appartiennent. Il a ses raisons, et j'ai les miennes...
Il s'en fout ? C'est son droit ! moi je ne m'en fous pas, c'est le mien. Vu sous cet angle, cette manière de communication " à l'affut" est très stimulante, et je me sens en devoir de rendre l'impulsion que je reçois içi, car je ne suis qu'un hôte, en tant que tel, je me dois de savoir garder ma place quand on a la gentilesse de m'offrir l'hospitalité. Je n'ai rien lu içi qui soit scandaleux ou intolérable, je ne me sens même pas jugé.
Je viens faire mon petit tour, curieux, esperant un signe
de l'enigmatique Diego, mais sans en attendre une foudroyante révélation ou un camouflet inexpliqué. j'aime
le concept. C'est à mes yeux un blog à l'état pur. Presqu'indifférent, qui vit de ce qu'on y met; inutile d'en faire une mystique ou d'en concevoir à l'inverse le moindre mépris. Supposons que Mr Don diego décide d'éradiquer ce blog, qu'y aurait-il à en dire ? Rien. Sincèrement, il y a des saillies pompeuses dans les aphorismes, des reminiscences évidentes, et aussi des traits fort bien tournés. C'est la vie. ce sont les textes de quelqu'un qui peut-être fait une étude sur les blogeurs, ou je ne sais quoi, et alors ? je suis un cobaye ? Peu me chaut, j'ai ma conscience pour moi.
Le commentaire de son absence ? ma foi oui, et qu'y a t'il de morbide là-dedans, c'est une très bonne idée .
Pas morbide. Mais distant, ça oui.
Je n'oublie pas que le pseudonyme contient une particule.
Plus extravagant encore que morbide : un cadavre qui parle !
Plus sérieusement, je n'imaginais pas que le SAB (service après blogue) se prolongerait si longtemps. "Pire" même. Plusieurs semaines après le congé pris, en voulant supprimer un splogue (spam+blogue), j'ai découvert avec surprise, et c'est encore le cas, que son niveau de fréquentation s'est maintenu. Qu'en penser ? Je ne sais pas trop. Pour l'heure, c'est amusant.
Quel narcissisme!
Et je vois que vous faites feu de tout bois pour l'alimenter, une certaine mythomanie ?
Ze vous laize à zes questions. Zalut!
Ecrit par : reb | mardi, 02 mai 2006
Mr Diego, en effet, on dirait que votre attitude produit une sorte de maïeutique. Narcissique ? Hum... on en est tous là, puisqu'on blog ! Je n'ai pas à vous defendre, mais la situation est "productive", à mon sens.
"Vous vous récreez ? j'en suis content !"
J'ai bien participé à la fréquentation pour ma part. C'est amusant.
Le faux mystère aime le secret, mais les arcanes véritables sont dissimulés par leur lumière même.
Les cadavres ne parlent pas (et portent rarement un costard.)
Se taire, savoir, pouvoir, oser... Chaque chose en son temps...
Bonne soirée.
Salut ! Je ne puis de toute façon causer à qui m'intente des procès d'intention.
@koan,
Peu de choses à ajouter. Mon parti-pris de départ (et ma pente naturelle) était de ne pas me communiquer : point de rubrique "à propos" ou d'adresse électronique. (Ce sera pour certains un comble de coquetterie : peu me chaut.) Je voulais dire, et baste. L'effet de cette parole était pour moi, à la lettre, secondaire.
Vous auriez raison mais ne doutez pas de la réelle attention que j'ai accordé à votre "dire".
J'ai le fleuret prompt à piquer et croiser la lame ragaillardi quand il ne s'agit pas de laisser un cadavre.
Je vous salue et vous souhaite bonne chance.
Ecrit par : reb | mercredi, 03 mai 2006
Je laisse un T à votre convenance , belle lettre de l'équilibre.
Ecrit par : reb | mercredi, 03 mai 2006
Bonjour. Je me disais que par comble d'ironie, ce blog qui est limité à son simple filigrane verra probablement l'anniversaire de son centième commentaire...
Tout cela se deroule pour l'instant à fleuret moucheté, c'est donc une escarmouche tout à fait amicale, que vous en semble ?
Mais au train où vont les choses, ce qui devait être secondaire à vos yeux pourrait à la parfin changer de nature et susciter un interêt nouveau, allez savoir.
Pour moi, ignorant de vos intentions, pour autant qu'il y en ai, je ne vois pas là matière à quelque procès que ce soit.
Votre style me contraint, du fait d'une infantile tendance à l'imitation, à adopter un ton approximativement similaire, ce qui constitue à mon niveau une occasion d'utiliser un vocabulaire différent de celui, extrêment banal, que j'utilise sur mon blog. Et puis, de vous à moi, j'adore les aphorismes. Ces raisons de continuer à venir faire mon petit jogging mental içi me paraissent tout à fait excellentes.
Pardon pour les fautes, la maladie m'a privé de scolarité.
Bonjour. Cher Mr de la Vega, pardonnez mon retard, j'étais dans l'expectative au sujet de la direction à donner à mes nouvelles scriptures. Sûrement des chosettes futiles et méprisables à vos yeux, mais concedez qu'il faut bien commencer quelque part... Vous ecoutez quand je vous parle ?
Ecrit par : koan | jeudi, 04 mai 2006
Bonjour koan,
Oui, mais lorsque je ne sais que diere, je ne dis rien.
Championnat du monde de boules j- 31 (il me semble).
Cher ami inconnu notre aphorisme du jour nous sera donné à mediter par Angelus silésius, modestement surnommé
"le pélerin chérubinique :
" La rose est sans pourquoi".
J'espère sans hypocrisie que ces brèves envolées d'auteurs renommés vous sont utiles d'une manière ou d'une autre.
Pas de nouvelles ? J'espère que vous n'avez pas de soucis...
Ce ne sont pas des paroles en l'air. Je vous trouve très élégant de me permettre ainsi de poser mes pattes de mouche. J'espère ne pas abuser.
J'aime votre travail içi, même abandonné. Le contenu est ce qu'il est, mais l'idée, le style... Oui, je suis un peu jaloux.
" Une goutte de feu suffit pour parfumer l'arber mort"
Jean Mambrino.
A bientôt j'espère.
Ecrit par : koan | lundi, 15 mai 2006
Je passe en ami.
Pas de nouvelles ? J'espère que vous n'avez pas de soucis...
Ce ne sont pas des paroles en l'air. Je vous trouve très élégant de me permettre ainsi de poser mes pattes de mouche. J'espère ne pas abuser.
J'aime votre travail içi, même abandonné. Le contenu est ce qu'il est, mais l'idée, le style... Oui, je suis un peu jaloux.
" Une goutte de feu suffit pour parfumer l'arbre
mort"
Jean Mambrino.
A bientôt j'espère.
Ecrit par : koan | lundi, 15 mai 2006
Bonjour,
Vos commentaires me font penser à certaine tentative de réanimation du démiurge de Locus Solus...
Mais, par ailleurs, vous faites bien d'aller et venir à votre convenance, bien sûr.
Plaisanterie mise à part je n'ai aucun besoin de vous ranimer, la preuve en est faite.
A la vérité, je ne suis ni intelligent, ni cultivé, mais là où je suis le plus fort, c'est que je m'en réjouis : j'ai échappé à la programmation de masse.
"Laisse ta petite raison et reçois le logos" (un saint Orthodoxe)
S'il y a bien une chose qui est insupportable, c'est bien les bibliothèques privées... j'ai failli tuer une de ces précieuses ridicules qui se flattait d'un accès privilégié à je ne sais quelle bibliothèque, et voyez-vous, comme pratiquant assidu de do shotokan et de viet vo dao, il ne faut pas m'enerver quand j'ai un coup dans le nez... Dieu merci, sa majesté a eu les foies, et elle a bien fait.
Mais je dois vous laisser, je ne veux surtout pas rater l'Eurovision ! Enfin, une expression de la culture vraiment digne de notre merveilleux continent !
Et un masque sous le baiser...Ca me fait triste de voir que finalement, ce n'est rien d'autre que du libéral facisme qu'on nous monnaye en faisant la pute électorale...
(Comme si il y avait de meilleurs combats que d'autres...)
Moi aussi, je suis un etranger.
" Misérables miracles ou "le jardin exalté" qu'on ne trouve que dans la pléiade ou fata morgana ont pour moi le caractère d'un mythe. j'ai commencé à lire Henry michaux
aux alentours de treize ans, et je continue aujourd'hui, sans être pour cela un "homme d'un seul livre".
On peut trouver sous sa plume quelques aphorismes puissants et etranges, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle votre blog et ses aphorismes mon rappelé mon goût pour cet écrivain.
Je tiens à vous remercier de ce que vous acceptez de répondre à certaines de mes questions. Je vous en suis gré, Mr de la Vega.
"Ils ont terni tout ce qu'ils ont compris". H Michaux
D'aucune langue l'écriture__
sans appartenance aucune, sans filiation
Lignes, seulement lignes. H. Michaux
Ecrit par : koan | mardi, 30 mai 2006
Comme avec le communisme le concept d'égalité fût transformé en monstre, ainsi avec le libéralisme, c'est au tour de la liberté d'être totalement défigurée.
Ecrit par : plumes | jeudi, 01 juin 2006
Une question classique : Quelle question aimeriez-vous aimé que l'on vous posât ?
Ah ! Et bien je suis très honoré et content. je me disais; Pfuu, pour Mr de la Vega, tu ne dois être qu'un pauvre baba cool à la noix. Je suis sincère, ça me fait plaisir.
Ce qui nous renverait sur Farid oddin attar et son langage des oiseaux, ou vers Al Hallaj,
mort crucifié en s'exclamant : "je suis la vérité suprême"...
Curieux tout de même. Que faut-il comprendre ?
Avez-vous eu cette somme de Eva Vitray de Meyerovitch entre les mains , le Mawlana de Rûmî ? Ah, mon Dieu, que le gens sont bêtes : Un type me dit un jour : "l'Islam n'a rien apporté culturellement..." Ah bon ? Et Averroès ? Et bien à part Thérèse d'avila quand elle se pique d'humour, ( "La vie est une nuit passée dans une mauvaise auberge" ...) Jan Ruysbroeck l'admirable en forme, et Valentin Tomberg pour les initiés, j'aimerais bien savoir qui a fait mieux que Rûmî en terme d'élévation , de subtilité, et de raffinement. Et pourtant, je ne suis pas parti pour devenir Musulman... (Sauf le Cantique, vous avez raison.)
Il y a eu un certain Saadi et son livre des roses, vaguement érotique, mais non, Rûmî, c'est un trésor pour l'humanité.
Les textes alchimiques Musulmans, quand les Mauresques vivaient en Espagne aux cotés des Juifs qui
magnifiaient "le livre de la splendeur" sont eux aussi de bien beaux specimens de littérature. Mais ce que j'en dis...
Je ne suis pas un Dikr, dieu m'en préserve, mais l'honneteté consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû...
Voilà qui rajoutera à vos aphorismes, voire apophtegmes, cher ami inconnu...
Peut-être Rûmî est-il le plus haut mystique qu'il ait jamais eu. Rien d'humain n'a été proféré de comparable au Mathnawî : près de 5000 vers du plus haut enseignement. On croit voir un homme en apesanteur et drapé de blanc - qui vous parle. Essais, romans, poèmes, critiques, aphorismes, pensées : par comparaison, que tout cela est fini !
Tu es en détresse. En joie peut-être. Nous sommes un collectifs d'écrivains dissout aujourd'hui.
"Il faut nettoyer. Bien nettoyer. Il faut laver. Récurer les pensées. Il faut recommencer à zéro. il faut y aller à nouveau. Il faut recommencer. Il faut être lunatique. Il faut être "chiatique". Il faut réfléchir à janvier 2005. Seul. alors. Il faut réfléchir. Ok Il A LAVé le tapis avec l'aspirateur."
J'ai retapé mon blog comme j'ai pu. Si un jour vous passez incognito, j'ai envie que vous comme les autres, vous vous sentiez bien. Cependant, cela me sert à me créer un monde dans lequel pour moi, la vie est possible. Combien de temps cela va t'il tenir ?
J'ai retapé mon blog comme j'ai pu. Si un jour vous passez incognito, j'ai envie que vous comme les autres, vous vous sentiez bien. Cependant, cela me sert à me créer un monde dans lequel pour moi, la vie est possible. Combien de temps cela va t'il tenir ?
Je suis très flatté . Mais je tâtonne. Je refuse à ma nature très colérique de me dicter ce que j'ai à faire, combat harassant, vertueux : la passion conseille de travers bien souvent.
C'est gentil finalement ce que vous me dîtes sur le contenu que vous estimez apaisant. Pourtant, je passe mon temps à combattre une humeur noire... Comme quoi.
Je me posais cette question, pourquoi avez-vous choisi de proceder par aphorismes, au départ de votre blog ? Ils sont curieux, il n'affirment pas, ils sont très abstraits. Est-ce de votre choix s'ils laissent le champ à une expression si variée
de la part des commentateurs ?
La forme, pour ma part, ne se choisit guère ; elle s'impose d'elle-même. En outre, je vois mal comment je pourrais commander la variété des commentaires ; je la suscite, peut-être, mais involontairement.
Mais est-il si inconcevable d'anticiper sur les effets qu'une forme peut produire ? Vous vous doutiez bien qu'en citant des bribes de textes aussi ouvertes, vous laissiez la place à une foule d'interprétation et de réactions, mais qu'importe...
Si je vous disais : j'ai "vu" Dieu, me croiriez vous ?
(Nul ne peut voir Dieu et vivre...Humoui. Mais qu'entend t-on içi par "vivre" ?)
Par une sorte de lapsus de l'oeil, j'ai lu "il tire plus vite que moi .... " pfff!
Bien évidemment, quand on sait qu'on peut ... on ne relèverait pas ! Mes hommages
Par remerciement, deux citations de l'auteur en question :
A voix basse, toute basse,
chantonnez la berceuse
sans plus de bruit qu'aux cieux
la course de la lune.
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Encore la plainte de la flute,
les sources fraîches qui murmurent,
Un souffle d'or et de musique,
Descend du ciel, sachons nous taire...
Je m'extenue dans ma chasse au bonheur. Et je ne parle içi que de fuir et tenir en respect la douleur...Pour vous, c'est dit, je suis un con, mais à la vérité un con qui longe d'un pas nerveux les limites, celles qui bouillonnent de mort et gêle l'âme à l'approche des rigueurs vénéfices de l'absurde. jamais, jamais je n'ai été aussi mal accueilli (par des gens qui comptent cela va sans dire )que sur ce blog qui d'emblée injurie, puis tire sa révérence, cependant, j'y passe en ami, libre, de par votre jugement préventif, d'avoir quoi que ce soit à prouver.
la mort ce soir rôde avec des guenilles noires. L'abîme tourmenté mugit en soulevant les vagues ethérées d'un vide tounoyant et mercuriel.
Mais j'ai fais, (c'est une guerre, une lutte) , un morceau aérien avec en toile de fond une pensée roséeuse. Il reste un vestige d'enfance à quoi se raccrocher quand la morsure du néant menace le funambule téméraire.
Quel espèce d'accueil souhaitiez-vous donc ? Pas celui-ci, soit. En tout état de cause, vous êtes libre d'aller et venir et de parler selon votre fantaisie. Ce n'est pas peu.
Mais je ne vous reproche rien, je suis seulement content de ne pas m'être laisser rebuter. J'aime bien venir faire mon petit viron. Avez-vous eu l'occasion de lire un livre de Malcolm de chazal ? Son livre le plus connu est "sens unique", je lui ai cependant préféré "Petrusmok". Encore un auteur découvert par Jean paulhan, qui a eu H.Michaux sous son aile.. Ce dont l'humanité devrait lui savoir grée.
Je me souviens vous avoir dit "adios"; et puis non, je me sens bien içi. En ma qualité de con, je m'ébaubis en ces lieux. Hi hi hi. Et puis je ne peux pas en toute objectivité tout à fait tort. Dans ma vie, j'ai été bien plus souvent un gros con que n'importe quoi d'autre; avec cette nuance qu'au moins, je m'en rends compte...Vous, ou plutôt votre..."blog", fait sens à mes yeux. Pourquoi ? Votre admiration envers rûmi tend à prouver que nos chemins ne sont pas totalement divergents. C'est beaucoup, par les sales temps qui courent.
Je vous souhaite une bonne soirée.
Pourquoi vous opiniâtrez à fleurir une tombe qui ne demande qu'à être mangé par l'herbe ?
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 18 août 2006
Parce que je suis atteint de morbidesse... Mais non ce n'est pas une tombe ! Si vous effacez totalement ce blog, là oui ce sera fini, mais puisque vous ne le faîtes pas, petit canaillou, je suis amené à penser que le jeu vous amuse...
DelaVega. Comme ta voix devient froide.
Ce classicisme!
Ce stérilet dans ta gorge. Ce bec sur tes lèvres.
Ecrit par : Matthieu | dimanche, 20 août 2006
Comme ce koala grignote son eucharistie.
Drole d'Australien!
Mais comme il est bon de se masser dans la langue.
D'en reprendre le contact chaud; bouillant.
Rien de vraiment froid dans ta langue Diego; je me rétracte comme un calamar. La forme froide, mais le vecteur incandescent.
Et puis, ne sommes-nous pas dans une époque où la rectitude des temps retrouve tout son charme, toute son actualité; sa vraie justice.
Ecrit par : Marc | dimanche, 20 août 2006
Apostoliques commentaires…
@Matthieu
Singulières et intrigantes images ; bonnes ; justes ? Du marbre ont été tirés davantage de chefs-d'oeuvre que de l'eau courante.
@Marc
"La forme froide, mais le vecteur incandescent." I hope so.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 20 août 2006
Froid ou chaud, De la Vega est présent. Son absence n'est pas stérile, pas plus que son silence. De la famille du tigre en ce qui concerne le tapissement, du rapace qui sur sa prois en cinglant ouvre les serres.
Pas si facile d'être Michaux, messieurs, n'est -ce pas ou Arthaud ?
Une glace sans tain, c'est ce blog. L'idée d'être illisible pour me croire digne d'être lu m'est passée depuis longtemps.
Ecrire, dire les choses qui sont comme elles sont.
Bon courage les artistes.
Et jamais billet vide n'a été aussi plein.
A quand le com numéro 1000 ?
Nous voici devant une imposante table de ping-pong, le marbre à la main, l'angle à l'astuce.
Ta technique:
-Contre la bourssoufflure d'un adversaire:
Concision et droiture; mais mépris.
-Devant la langueur d'une admiratrice:
Concision et élégance; mais tranquilité.
Normal... Toi, c'est la littérature.
Tu aimes Michaux?
Moi, je l'aime beaucoup. D'ailleurs c'est comme moi; c'est un belge.
Dis donc tu vois le cardinal comme je le vois tu le décris comme il m'est apparût cette clarté d'intention ce rebondi cette manière unique de courir dans la phrase sans tomber tout suit son cours rien ne retombe et surtout cette façon d'ouvrir la phrase de la fermer tout son vieux corps directement dans la langue.
Oui. L'homme à du souffle.
Es tu autre chose que critique d'art ou animateur culurel?
Es-tu écrivain? Mais où est le livre?
Ecrit par : Luc | jeudi, 24 août 2006
Encore un glosateur... apostolique ! Ce blogue serait-il un objet de culte ?!
Intéressant.
De Michaux, je ne connais que son asiatique barbare. Apprécié, sans plus.
Sur le cardinal. Bien, juste.
Oui, quelqu'un d'autre.
Non. Les feuilles volent au vent. Blanches. - Où il les portera. A qui saura les amasser. A qui saura.
Ah, mais lisez donc "les grandes epreuves de l'esprit" ou "misérable miracle" ! A l'occasion...
Son dernier travail, chez Fata morgana : le jardin exalté devrait être... exalté. Jamais arbre n'a tant exsité...
Ecrit par : koan | vendredi, 25 août 2006
Michaux; sauras-tu me comprendre, était un petit calin destiné à koan; notre gentil koala: je n'en ai pas lu le moindre feuillet. Il n'y a que la Belgique de raisonnable dans tout ça.
Etre belge; n'est-ce pas à signaler?
Je te signale encore qu'à lieu aujourd'hui le mémorial Yvo Van Dam à Bruxelles; si tu as la R.T.B.F; regarde, c'est de l'athlétisme: mon sport préféré.
Où amasse-t-on tes feuillet; file-moi des indices.
Je suis devant qui me répondre; voilà tout.
Mais tu reste sobre jusqu'à la joie.
J'ai du plaisir à te lire.
C'est toi qui parlais de marbre; tu ne serais donc pas de taille.
Des feuilles, du vent...
tu as le menton long et plat.
Mais voilà que je te rappelle à ton menton. A ton menton.
Le nez quelqu'onque; les yeux ni brun ni noir; enfin peut-être brun en tout cas pas noir. En tout cas pas noir. Peut-être vert; sûrement bleu. Sûrement bleu.
bleu bleu bleu
Mais voilà que je me met à chanter. A chanter chanter
chanteeeeeeeer.
Ecrit par : Re-Marc | vendredi, 25 août 2006
En cette matière, il peut être convenable de ne le faire qu’une fois, et Baudelaire s’en est acquitté de façon très amusante.
Je n’ai point la télévision.
C’est déjà problématique.
Je crains de vous décevoir : je n’ai point de tonnelet accroché à mon cou.
Grand bien.
Induction erronée.
Spéculations délirantes… et erronées.
Il semble que la sobriété vous grise.
Ecrit par : Don Diego | samedi, 26 août 2006
Comme j'ai rien compris, je peux continuer content.
La forme de votre menton ne me passionne pas spécialement, par contre, dans certains des aphorismes, il y a trop ou trop peu. Certains manquent d'un contexte.
"On peut compter le nombre de pommes dans un arbre, mais on ne peut pas compter le nombre d'arbres dans une pomme". C'est gypsy.
Vous usez des formules et des formules....
mais le mot reste plat , le verbe poli.
Et le sens reste, s'agite, s'agite entre vos pas , se gausse de vous
C'est un salon sombre ou lumière ne luit et ou chevaliers instruits des choses nouvelles mènent des guerres solitaires.
En parant d'armures épaisses votre épiderme,vous crachez.
Vos postures semblent belles et honorables
Et les proffesseurs et scientistes vous applaudissent lorsque timidement ils tendent l'oreille à vos ébats sinistres, ils reconnaissent ce trait caractéristique, ce blason qui vous unissent à leurs familles!
Ecrit par : zozo | dimanche, 27 août 2006
Notre ami Baudelaire à en effet beaucoup voyagé.
La Belgique l'aura aigri plus encore, le pauvre.
Un jardinet tout aussi bien.
Quand à zoulou...
Expliquons-nous; Eclairons-le.
D'un jardin européen.
Ecrit par : Marc | lundi, 28 août 2006
Espace doublé d'eau tout du long.
A mon visage: ordre lent d'un peuplier.
A droite
Dénivellement de jeunes filles plantées un temps comme javelot dans l'herbe haute.
A côté des sapins.
Son de côté.
Véhicules brassés: accélération du haut:
Nuages et percées
Et vent.
Mais non, laisse descendre doucement la phrase.
Il s'agit de dire les choses les plus simples; de les montrer à vrai dire.
Ecoute.
Je la voyais, alors que de profil;
Dans son dos toutes boucles blondes.
Dans le tissu tendu:
Le corps nudifié; intact.
Elle se trahit beaucoup et longuement.
Puis nous écoutions, paresseusement,
Bailler les stores.
Un peu plus tard, la nuit venue,
C'est en trottinant qu'elle s'éloigna...
Comme un petit oiseau.
Nue; avec dans ses mains, son petits sac.
Ainsi trottait-elle;
Dans les couloirs de l'hôtel.
Ecrit par : Matthieu | jeudi, 31 août 2006
@ zorro... Moi je n'y comprends rien non plus. Le monde est soudainement rempli d'Antonin Arthaud en goguette !
Ca ne vous fait rien si je vais lire le "tous fous" de Georges Picard, chez Corti ?
Ah, pas de nouvelles de nos poètes maudits ? J'ai lu un petit ...fascicule plutôt que libre : "l'amour de l'écriture" qui est un petit livre de citations , chez l'archange Minotaure.
"Archange minotaure", ça pourrait être de vous...
"Si vous n'avez pas mal quelque part, inutile d'écrire" Paul Morand. Mais ça ne concerne pas seulement l'écriture, ça vaut pour l'art en général. Pas trop de douleurs pour vous en ce moment, vu le peu d'intérêt que vous accordez à "Zorro". A moins que vous nous cachiez un autre travail, littéraire ou non, ailleurs ?
Ah, pas de nouvelles de nos poètes maudits ? J'ai lu un petit ...fascicule plutôt que livre : "l'amour de l'écriture" qui est un petit livre de citations , chez l'archange Minotaure.
"Archange minotaure", ça pourrait être de vous...
"Si vous n'avez pas mal quelque part, inutile d'écrire" Paul Morand. Mais ça ne concerne pas seulement l'écriture, ça vaut pour l'art en général. Pas trop de douleurs pour vous en ce moment, vu le peu d'intérêt que vous accordez à "Zorro". A moins que vous nous cachiez un autre travail, littéraire ou non, ailleurs ?
quel est le propos?
chacun murré dans ses images énoncent .....
nous voguont lentement sur des eaux amnésiques
En tant qu'entente on aura compris qu'entoné en nain ne pourra rien n'y faire.
Et soupoudré les allusions aux spécialistes, comme offrir carcasses au charognards.
du corps putride on se délècte en arborant chemise et haumes, nobles défensseurs d'une langue qui git ici.
Au ras du sol, dent rapé sur le clavier , main sur le cuir , se comprend-on encore?
Est-ce concour, joute ou combat.
Ecrit par : zozo | mardi, 05 septembre 2006
On dirait un texte écrit avec beaucoup de temesta...
C'est un peu ce que j'entendais pa "poètes maudits..."
J'aime bien les poètes bénis aussi, moi :
"Un sol schisté de soleil m'enrose, m'abeille dans le jardin blanc" Jean-claude Renard...
Ecrit par : koan | mardi, 05 septembre 2006
le temesta te remercie sans te mollester
à quand ma carte des membres?
de la géographie du corps, le cerveau du petit apache t'envoie fleurs , plumes.
Tu n'en attendai sans doute pas tant.
J'ai laché mon petit jouet pour des gens plus adultes que moi et j'en suis désolé.
Je vais retourné dans mon grenier à fouillé ces caisses, époussetés les épaules de mes actions mans.
Apparemment certain pense que lire c'est associé, reconnaître, comparé.
on sera donc passé à coté mais rassuré on marchera sur un chemin triste, balisée , investit par toute la science des hommes au courant
Ecrit par : zozo | mardi, 05 septembre 2006
Hey, Don Diego, tout le monde s'est installé ici pour siroter l'apéritif, on dirait ! C'est incroyable ! Je salue mon ami Koan, qui sont les autres ???
Vous êtes (avez-vous remarqué combien nombre de lecteurs est attaché au désir de vous dire ce que vous êtes ?) ce que vous êtes. On dirait des extraits tombés des pages d'un livre secoué. Style un peu dépassé, mais subtil et cinglant. Moi j'aime votre style, tranquille et déshinibé.
Comme koala, je suis joyeux et naivement sautillant, mais comme koan je te les chope et te les rentre dans l'oignon jusqu'aux amygdales. On a tous nos petits travers...
Ceci pour dire que ce n'est pas sur une écriture qu'on juge un homme, au plus on juge un style.
Curieux n'est-il pas ? Cela a fini par me donner une idée... Je m'en vais former une secte.
Les femmes me suivraient nues, buvant le sang au cou des bêtes, caressées par les serpents, crevant les yeux des enfants et s'entre-déveroreraient ; les hommes iraient poussant des cris sauvages, battraient les lions, riraient avec les grizzlis, et se manstupreraient sous des lunes sanglantes ; - cependant que, drapé dans une longue robe blanche lamée d'or, dans des volutes d'encens et d'ineffables fifres, je célèbrerais des rites inquiétants et grandioses !
Ca me rappelle une bonne bagarre... Un type chez un copain me dit "je te percerai au milieu de l'arêne et je me branlerais sur ton cadavre" Il ne savait pas que mon entraînement au karaté et au viet vo dao ne demande que ça ! Il ne s'est pas branlé sur mon cadavre, il s'est seulement pansé au-dessus du lavabo...
c'est pas gentil du tout ça
..pardon, DonDiego, bonjour, je m'appelle Anne.
Je viens lire ici de temps en temps, mais n'ai jamais rien à dire (sauf ici) qui soit pertinent (comme ici)
(Tiens une homonyme ! )
Tour de babel ou Pise engloutie , bizarre cette fin sans fin !
Ecrit par : annealb | jeudi, 07 septembre 2006
Mr De la vega a laissé luire une griffe. C'était chouette de l'entrapercevoir. Comme guide suprême d'une horde de pervers, chef endiablé d'une meute de furies.
Les enfants au lit, ce n'est pas pour vous.
Ceci dit, en guise de reponse aux proses précédentes, ça calme. Moi aussi j'aime faire gourou. Mais mon vice n'est ni dans la violence ou la manustupration, mais dans la paresse
et la mélomanie...Je ne vous serais pas d'un grand secours dans vos bacchanales, un peu carnavalesques. Les derniers jours de sodome ?
Ecrit par : in hoc signo vinces | vendredi, 08 septembre 2006
Etonnant comme on a pu réactiver tout celà.
Le serpent mort gonffle.
J'arrive devant commentaire; je lis 150! (bond de 130 à 150).
Je suis sur ton site. Mais qui a dit que tu était le chef?
Tu ouvres un espace; une brêche; voilà tout.
J'accepte de la compagnie; non un chef.
Les chefs m'ont toujours fait sourire.
Et j'ai remarqué tôt comme mon sourire leur était insupportable.
Je ne sais jouer le jeu de la supériorité. J'arrache le serpent du sol sans broncher. Immunisé. Désinvolte.
C'est vrai; je construis un temple. Mais sans rabbin.
Nul bestiaire; de la lumière.
Je suis un enfant d'aujourd'hui: plutôt de la lumière.
Une cape blanche. Tu me fais sourire. Une cape noire. Une cape blanche.
Non des cris sauvages, mais prières.
Ta description: c'est du Delacroix. Le dragon qui se tord... le jardin sanglant,...
Ton site est une petite partie du temple.
Ecrit par : matthieu | vendredi, 08 septembre 2006
Don Diego, je vous aurais bien suivi nue, mais je ne suis pas très attirée par les sectes et les gourous !!
Oui, c'est très étonnant, ce blog qui continue à bourgeonner même après sa mort. C'est votre aura.
Oui, mais suivre nue un cheval, c'est en soi une gageure...
Je ne sais pas pourquoi dès qu'un homme veut jouer au dur
il faut que les femmes soient nues...
J'étais confortablement installé sur mon canapé dans le jardin d'hiver quand un scarabé brillant surgit de nulle part se posa sur ma main. Un petit livre y était attaché.
Je secouais énergiquement mon verre de grenadine ou sirotaient quelques guêpes ivres; détachait le livret; le lut.
J'y trouvais ce petit poème que je vous transcrit aujourd'hui.
Comme un scarabé noir et brillant je me pose sur l'écran de mes petites pattes agiles.
Comme une guêpe sirotant sa grenadine et oublie son venin mortel.
Ce poème se prénomme ainsi:
"FLEUR, JE ME L'EN CEUILLERAIS BIEN"
Sa robe s'est doucement ouverte dans l'humidité.
Le réveil est fragile, prudent.
Le fière petit sapin qui s'élève à ses côtés la regarde faire. Il a veillé la nuit entière sur sa protégée; silencieux, immobile.
Fleur, de joyeuse humeur, et après un premier coup d'oeil au petit sapin et à la sapinière, s'aligna parmi la multitude dans le vent léger qui la portait de-ci de-là.
De-ci: loin du petit sapin.
De-là: proche du petit sapin.
Notre petit sapin amoureux se dit tout bas-assez bas pour n'être entendus ni de fleur, ni de la sapinière-qu'il se l'enceuillerais bien; d'un cliquettement d'épines.
Ecrit par : Georges | jeudi, 14 septembre 2006
Que peut-on, sinon vous remercier de cette contribution tout élégance et clarté ?
D’aucuns semblent priser le jeu de la recherche en paternité littéraire (et l’on pouvait aussi bien nommer tout à l’heure, avec pas moins de pertinence, les Bacchantes d’Euripide) ; essayons-le à notre tour. Je vois… un nom… grand parmi les grands : Béranger.
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 15 septembre 2006
fleur, vous avez remis, j'espère, votre culotte, vous aurez compris qu'il est dangereux de prendre une fiction pour la réalité
georges, ce scarabée n'est-il plutôt votre cerveau reptilien ?
don diego, il vous est permis de rêver, mais le peuple s'est starakadémisé, depuis
Ecrit par : in hoc signo vinces | vendredi, 15 septembre 2006
Commentaires
Adios
Je vous confie aux Dieux, puissent-ils être toujours vos amis comme je le fus si peu de temps...
Ecrit par : aquarium | mardi, 03 janvier 2006
J'ai toujours détesté le générique de fin de "Zorro", parce qu'il m'enlevait mon héros... Et vous ravivez ce douloureux souvenir !!! Vraiment, adios ??
Ecrit par : Fleur | mercredi, 04 janvier 2006
Qu'est-ce? No se puede!!! J'ai découvert Nabe cette année et il y a un passage intéresant dans un des tomes du Journal intime, où, selon son habitude - un peu systématique mais rarement infructueuse car son génie s'en nourrit toujours de manière nouvelle, inattendue - où il procède à un renversement et propose l'hypothèse suivante : ce serait Zorro qui se cacherait derrière Don Diègue...Je sèche sur les développements intéressants qu'il en déduit, c'était juste en clin d'oeil. J'ai passé certains moments de littérature chez vous qui m'ont semblé vrais.
Adios muchacho! Bon vent!
Ecrit par : OrnithOrynque | mercredi, 04 janvier 2006
Bonjour,
Merci. Oui, la série s'arrête. Je sais maintenant ce que doit être le cinéma nouveau, dont cette série n'a donné que quelquefois la vision enchanteresse. Ce sera cela ou rien.
Don Diego
PS :
@ aquarium :
Cavalières salutations à… l'agité du bocal.
@Fleur :
Ce n'est pas à vous que j'apprendrai l'ennui du combat de trop. Mais, quant à vous, vous en êtes trop loin pour que je ne continue pas d'observer du coin de l'oeil vos crochets rapides et élégants. Que l'esprit d'Ali vous inspire, Ali le dansant, le rapide, le puissant !
@OrnithOrynque :
Curieux personnage que ce Nabe. Oeuvre inégale, de ce que j'en ai lu ; son journal vaut le détour cependant.
Je continuerai de croquer les pastilles de rêve que vous débitez mystérieusement.
Ecrit par : Don Diego | jeudi, 05 janvier 2006
Vaya con Dios, hombre.
Ecrit par : Kate | jeudi, 12 janvier 2006
¡ Gracias señora, y buena suerte !
Ecrit par : Don Diego | jeudi, 12 janvier 2006
Serais-je restée trop longtemps hors du monde pour ne pas voir que vous alliez disparaître ?
Ecrit par : Antinea | mercredi, 18 janvier 2006
Bonjour Antinea,
Pardonnez je vous prie le différé de ma réponse : j'étais hors de l'hexagone.
Mais Antinea, qui pourrait vous reprocher d'habiter la planète Désir ?…
Ecrit par : Don Diego | samedi, 28 janvier 2006
rester ou partir, faut choisir !
Ecrit par : Reb | samedi, 28 janvier 2006
Le choix est fait. Les échanges ne font point oeuvre.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 29 janvier 2006
Puisse le souffle de Coltrane vous porter où bon vous semble !
Ecrit par : Big Brother | mardi, 07 février 2006
"Sketches of Spain" !!! Ce disque est bouleversant.
Ecrit par : Fleur | vendredi, 10 février 2006
Cela me fait plaisir, Fleur, que vous aimiez cette oeuvre, admirable. Mais… Comme vous êtes là, est-ce bien vrai ? vous raccrochez les gants ?
Ecrit par : Don Diego | samedi, 11 février 2006
Sketches of Spain !
Si vous saviez...
Un jour, j'écrirai un billet à ce propos, promis...
Ecrit par : Big Brother | lundi, 13 février 2006
Je ne sais pas très bien moi-même...
Ecrit par : Fleur | lundi, 13 février 2006
Big Brother, je vous prends au mot ! Aussi... ne différez pas trop car je pourrais bien venir vous rappeler votre promesse...
Ecrit par : Don Diego | mardi, 14 février 2006
Bonjour Fleur,
(Curieux l'association de ces deux mots ; c'est vrai qu'ils sont synonymes.)
Difficile. Le temps décante quelquefois. L'essentiel est que l'esprit continue de souffler. Que la forme soit un blogue ou autre chose, c'est plus secondaire.
Combien s'époumonent ! Que de baudruches ! Si l'on est... à bout de souffle, mieux vaut jouer... la fille de l'air !
Ecrit par : Don Diego | mardi, 14 février 2006
Bonjour et fleur sont synonymes ? Expliquez-moi ça s'il vous plaît, ça me rappelle qu'un très vieux monsieur m'appelait "Jour", il y a quelques années.
Ecrit par : Fleur | mardi, 14 février 2006
Oh, je ne prétends pas que cette association soit bien rigoureuse. C'était une sorte d'intuition/inspiration. Le "Bonjour" est pour moi comme une fleur qui point et la fleur comme le bonjour du Printemps.
Curieuse anecdote... Sous l'ancien régime, l'expression "belle comme le jour" était en usage, et on la retrouve par exemple souvent sous la plume de Saint Simon.
Aussi, Fleur, votre vieux monsieur était-il peut-être un très très vieux monsieur...
Ecrit par : Don Diego | mercredi, 15 février 2006
Votre vision des choses me plaît tant que je l'adopte. Quant au très très vieux monsieur, il m'est permis d'imaginer qu'il était Saint-Simon lui-même...?
Ecrit par : Fleur | jeudi, 16 février 2006
Ah, mais Fleur vous me prenez par mon faible : j'admire Saint Simon. Quel écriture et quel esprit souverains ! Il faut à tout prix me présenter cet excellent vieux duc !
Je l'entends d'ici déplorer et fulminer. Pensez-donc ! La ruine de l'Etat ! L'abaissement de la noblesse ! La faveur de la roture ! des bâtards du roi ! la veuve Scarron !...
Ecrit par : Don Diego | jeudi, 16 février 2006
Hélas vous arrivez trop tard il est mort (bis !) il y a quatre ans, il nous reste donc à le lire !
Ecrit par : Fleur | vendredi, 17 février 2006
Quel (double) dommage ! Oui Fleur, bien sûr, nous devons bien cela à ses Mémoires... et à sa mémoire.
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 17 février 2006
Oserais-je dire que vous manquez à cet espace... Même si je fais moi-même preuve de discrétion.
Ecrit par : Antinea | lundi, 20 mars 2006
Bonsoir Antinea, et merci. La baleine blanche m'a englouti et porté au fond de l'océan. Je veille, cependant, et peut-être quelque jour reviendrai-je avec la parole inouïe.
Mais, pour vous, quand il s'éteindrait doucement, ce sera toujours le feu.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 21 mars 2006
Cher Don Diego,
pourriez-vous m'écrire sur ma BAL ? J'ai deux trois choses à vous dire. Merci d'avance. BDL
Ecrit par : BDL | lundi, 17 avril 2006
Je veille moi aussi mais ne vous ai point croisé dans cet océan, peut-être finirez-vous par une traversée au milieu des feux du désert jusqu'à l'Oasis...
Ecrit par : Antinea | vendredi, 21 avril 2006
Vous attendez de vous faire prier pour revenir ? Bon, alors revenez, il y a pas mal de veuves et d'orphelins par les temps qui courent, sous le règne de cet argent, d'une molusquenerie spongieuse qui fait nauséer, qu'une lame bien leste et une poigne bien souple nous serait d'un grand secours. Même si vous n'êtes pas Orphée, l'ami; ou même or, ou même fée...
Le vulgaire que je suis est stupide, soit, qu'il en soit ainsi, mais il a vu Dieu. Il en est mort selon le mot de l'Ecriture : " nul ne peut voir Dieu et vivre". C'est par conséquent d'outre-tombe que je vous fais parvenir cette supplique, revenez, voyons, Don, soyez ELEGANT...
Ecrit par : koan | vendredi, 28 avril 2006
Djallal Oddin Rumi, Hal Hallaj, Farid Oddin attar ? A l'aide
fleuret léttré, je sèche...
Ecrit par : koan | samedi, 29 avril 2006
Allons-y à l'arraché : ce blog est pédant, oui, séducteur, assurément, hautain, timide donc, et provocateur. Mais il est vraiment animateur ( excitateur dirait un physicien ), il est drôle, il est facetté comme une briolette, goûtu et merire mille visites. Agacées ou non, distraites ou determinées.
Vous avez bien fait de le faire, et je suis bien content qu'il soit là. J'ai laissé des traces partout. des Z qui veulent dire
ze reviendrai.
Ecrit par : koan | samedi, 29 avril 2006
"Djallal Oddin Rumi, Hal Hallaj, Farid Oddin attar ?" : koan, je vous laisse à votre... quête.
"[H]autain, timide donc" : j'aime assez. Par ailleurs, merci de votre lecture.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 30 avril 2006
Au-delà des piques dont j'ai cru intelligent d'emailler vos aphorismes, croyez-moi, tout le plaisir (et le jeu) est pour moi.
Ecrit par : koan | dimanche, 30 avril 2006
Je parle sérieusement. je vous suis redevable de m'être amusé comme un petit fou, avec un scrupule cependant : je vous prie de croire que mes taquineries participaient de ce seul jeu. je n'ai jamais souhaité me montrer désobligeant ou irrespectueux. Me pardonnerez-vous d'avoir cru cette précision necessaire ?
Ayons de l'entregent, monsieur De la vega, même dans nos plus puérils fleuretis.
Ecrit par : koan | dimanche, 30 avril 2006
Je ne vous en veux pas le moins du monde. Je n'y ai pas seulement songé. Vous vous êtes récrée ? Vous m'en voyez content !
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 30 avril 2006
Les aventuriers qui passent chez vous font-ils montre de courtoisie à votre égard en vous remerciant de l'espace
d'expression que vous leur proposez, en particulier au moyen de ces aphorismes qui incitent si agréablement à proposer une qui commentaire, qui une variante, une extension, voire une manifestation d'agacement ? Ou bien se contentent-ils d'apposer un paraphe insoucieux avant que de s'aller muser ailleurs, négligeant la gratitude dont ils devraient vous être grées ? A la lecture de votre réponse çi-dessus, j'ai commencé la journée par un rire rassérénant. Plus personne n'écrit ainsi, mais quel plaisir. Oui, vraiment, je me suis bien récrée. Soyez-en remercié.
Ecrit par : koan | mardi, 02 mai 2006
Ma foi, je n'attends rien et nul n'est obligé à rien. C'est au bon plaisir.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 02 mai 2006
Vous n'attendez rien ? N'est-ce point là une attitude qui risque de vous amener en effet à ne rien recevoir ? Il n'exsite pas de rien sans rien, ni de mots sans raison, ni d'aphorismes sans cause et fin.
Que sans doute pour des raisons qui vous sont propres vous désiriez n'être plus dérangé par le charivari relatif que votre
blog suscite, soit, je le comprends, mais que vous n'attendiez rien, j'ai peine à le concevoir. Quand à n'être obligé à rien, c'est à moi d'en juger, car si j'estime que la politesse est le moyen le plus sûr de garder de soi une estime raisonnable, d'affirmer à autrui qu'il ne m'est point indifférent pour diverses raisons, et que c'est par elle que se distingue la pensée instinctive de la pensée civilisée, alors si, je me sens votre obligé. Même s'il peut se faire que l'on doive à autrui une chose qu'il aurait peut-être préféré qu'on ne lui doive pas...
Ecrit par : koan | mardi, 02 mai 2006
Seul au point de ne pouvoir faire que le commentaire de son absence ?
Bien morbide cette fin de blog!
Ecrit par : Reb | mardi, 02 mai 2006
Morbide... Ou simplement différente. Moi j'aime bien. Je vois bien que Mr de la vega doit s'amuser de nos elucubrations ( terme qui ethymologiquement signifie ecrire de nuit), mais ça ne me derange pas. je n'ai honte de rien. Je ne crains pas son sourire sardonique et ses dents affutées, ses moqueries lui appartiennent. Il a ses raisons, et j'ai les miennes...
Il s'en fout ? C'est son droit ! moi je ne m'en fous pas, c'est le mien. Vu sous cet angle, cette manière de communication " à l'affut" est très stimulante, et je me sens en devoir de rendre l'impulsion que je reçois içi, car je ne suis qu'un hôte, en tant que tel, je me dois de savoir garder ma place quand on a la gentilesse de m'offrir l'hospitalité. Je n'ai rien lu içi qui soit scandaleux ou intolérable, je ne me sens même pas jugé.
Je viens faire mon petit tour, curieux, esperant un signe
de l'enigmatique Diego, mais sans en attendre une foudroyante révélation ou un camouflet inexpliqué. j'aime
le concept. C'est à mes yeux un blog à l'état pur. Presqu'indifférent, qui vit de ce qu'on y met; inutile d'en faire une mystique ou d'en concevoir à l'inverse le moindre mépris. Supposons que Mr Don diego décide d'éradiquer ce blog, qu'y aurait-il à en dire ? Rien. Sincèrement, il y a des saillies pompeuses dans les aphorismes, des reminiscences évidentes, et aussi des traits fort bien tournés. C'est la vie. ce sont les textes de quelqu'un qui peut-être fait une étude sur les blogeurs, ou je ne sais quoi, et alors ? je suis un cobaye ? Peu me chaut, j'ai ma conscience pour moi.
Le commentaire de son absence ? ma foi oui, et qu'y a t'il de morbide là-dedans, c'est une très bonne idée .
Pas morbide. Mais distant, ça oui.
Je n'oublie pas que le pseudonyme contient une particule.
Ecrit par : koan | mardi, 02 mai 2006
Reb,
Plus extravagant encore que morbide : un cadavre qui parle !
Plus sérieusement, je n'imaginais pas que le SAB (service après blogue) se prolongerait si longtemps. "Pire" même. Plusieurs semaines après le congé pris, en voulant supprimer un splogue (spam+blogue), j'ai découvert avec surprise, et c'est encore le cas, que son niveau de fréquentation s'est maintenu. Qu'en penser ? Je ne sais pas trop. Pour l'heure, c'est amusant.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 02 mai 2006
Quel narcissisme!
Et je vois que vous faites feu de tout bois pour l'alimenter, une certaine mythomanie ?
Ze vous laize à zes questions. Zalut!
Ecrit par : reb | mardi, 02 mai 2006
Mr Diego, en effet, on dirait que votre attitude produit une sorte de maïeutique. Narcissique ? Hum... on en est tous là, puisqu'on blog ! Je n'ai pas à vous defendre, mais la situation est "productive", à mon sens.
"Vous vous récreez ? j'en suis content !"
J'ai bien participé à la fréquentation pour ma part. C'est amusant.
Le faux mystère aime le secret, mais les arcanes véritables sont dissimulés par leur lumière même.
Les cadavres ne parlent pas (et portent rarement un costard.)
Se taire, savoir, pouvoir, oser... Chaque chose en son temps...
Bonne soirée.
Ecrit par : koan | mardi, 02 mai 2006
@ reb,
Salut ! Je ne puis de toute façon causer à qui m'intente des procès d'intention.
@koan,
Peu de choses à ajouter. Mon parti-pris de départ (et ma pente naturelle) était de ne pas me communiquer : point de rubrique "à propos" ou d'adresse électronique. (Ce sera pour certains un comble de coquetterie : peu me chaut.) Je voulais dire, et baste. L'effet de cette parole était pour moi, à la lettre, secondaire.
Ecrit par : Don Diego | mercredi, 03 mai 2006
Vous auriez raison mais ne doutez pas de la réelle attention que j'ai accordé à votre "dire".
J'ai le fleuret prompt à piquer et croiser la lame ragaillardi quand il ne s'agit pas de laisser un cadavre.
Je vous salue et vous souhaite bonne chance.
Ecrit par : reb | mercredi, 03 mai 2006
Je laisse un T à votre convenance , belle lettre de l'équilibre.
Ecrit par : reb | mercredi, 03 mai 2006
Bonjour. Je me disais que par comble d'ironie, ce blog qui est limité à son simple filigrane verra probablement l'anniversaire de son centième commentaire...
Tout cela se deroule pour l'instant à fleuret moucheté, c'est donc une escarmouche tout à fait amicale, que vous en semble ?
Mais au train où vont les choses, ce qui devait être secondaire à vos yeux pourrait à la parfin changer de nature et susciter un interêt nouveau, allez savoir.
Pour moi, ignorant de vos intentions, pour autant qu'il y en ai, je ne vois pas là matière à quelque procès que ce soit.
Votre style me contraint, du fait d'une infantile tendance à l'imitation, à adopter un ton approximativement similaire, ce qui constitue à mon niveau une occasion d'utiliser un vocabulaire différent de celui, extrêment banal, que j'utilise sur mon blog. Et puis, de vous à moi, j'adore les aphorismes. Ces raisons de continuer à venir faire mon petit jogging mental içi me paraissent tout à fait excellentes.
Pardon pour les fautes, la maladie m'a privé de scolarité.
Ecrit par : koan | mercredi, 03 mai 2006
Bonjour. Cher Mr de la Vega, pardonnez mon retard, j'étais dans l'expectative au sujet de la direction à donner à mes nouvelles scriptures. Sûrement des chosettes futiles et méprisables à vos yeux, mais concedez qu'il faut bien commencer quelque part... Vous ecoutez quand je vous parle ?
Ecrit par : koan | jeudi, 04 mai 2006
Bonjour koan,
Oui, mais lorsque je ne sais que diere, je ne dis rien.
Ecrit par : Don Diego | jeudi, 04 mai 2006
Championnat du monde de boules à Berlin j-37.
A moins que vous n'y voyiez un inconvénient je reviendrai quotidiennement remettre la date à jour...
Ecrit par : koan | jeudi, 04 mai 2006
Championnat du monde de boules à Berlin j -36.
"Même si c'est vrai, c'est faux" Henri Michaux.
l'aphorisme est là pour assurer la continuité conceptuelle hautement littéraire des lieux.
Ecrit par : koan | vendredi, 05 mai 2006
Championnat du monde de boules J-33 (Je m'étais trompé de date jusque là).
* Il dit; Frêre, parle-moi de dieu, et l'amandier fleurit. *
Ecrit par : koan | samedi, 06 mai 2006
Championnat du monde de boules j-32.
"Deux seins - superbes; et un moustique. "
Osaki Hôsai
Ecrit par : koan | dimanche, 07 mai 2006
Championnat du monde de boules j- 31 (il me semble).
Cher ami inconnu notre aphorisme du jour nous sera donné à mediter par Angelus silésius, modestement surnommé
"le pélerin chérubinique :
" La rose est sans pourquoi".
J'espère sans hypocrisie que ces brèves envolées d'auteurs renommés vous sont utiles d'une manière ou d'une autre.
Ecrit par : koan | mardi, 09 mai 2006
" Si Dieu n'existe pas, tout est permis." Dostoievski.
Ecrit par : koan | mercredi, 10 mai 2006
Le bordel Artemis ouvert à Berlin pour la coupe du monde ouvrira tout spécialement ses portes dans une trentaine de jours... Vive le sport...
"Il y a des fortunes qui crient "imbécile" à l'honnête homme.."
(?)
Ecrit par : koan | vendredi, 12 mai 2006
Je passe en ami.
Pas de nouvelles ? J'espère que vous n'avez pas de soucis...
Ce ne sont pas des paroles en l'air. Je vous trouve très élégant de me permettre ainsi de poser mes pattes de mouche. J'espère ne pas abuser.
J'aime votre travail içi, même abandonné. Le contenu est ce qu'il est, mais l'idée, le style... Oui, je suis un peu jaloux.
" Une goutte de feu suffit pour parfumer l'arber mort"
Jean Mambrino.
A bientôt j'espère.
Ecrit par : koan | lundi, 15 mai 2006
Je passe en ami.
Pas de nouvelles ? J'espère que vous n'avez pas de soucis...
Ce ne sont pas des paroles en l'air. Je vous trouve très élégant de me permettre ainsi de poser mes pattes de mouche. J'espère ne pas abuser.
J'aime votre travail içi, même abandonné. Le contenu est ce qu'il est, mais l'idée, le style... Oui, je suis un peu jaloux.
" Une goutte de feu suffit pour parfumer l'arbre
mort"
Jean Mambrino.
A bientôt j'espère.
Ecrit par : koan | lundi, 15 mai 2006
Bonjour,
Vos commentaires me font penser à certaine tentative de réanimation du démiurge de Locus Solus...
Mais, par ailleurs, vous faites bien d'aller et venir à votre convenance, bien sûr.
Ecrit par : Don Diego | mercredi, 17 mai 2006
J'ai animé le golem, j'ai animé le golem !
Plaisanterie mise à part je n'ai aucun besoin de vous ranimer, la preuve en est faite.
A la vérité, je ne suis ni intelligent, ni cultivé, mais là où je suis le plus fort, c'est que je m'en réjouis : j'ai échappé à la programmation de masse.
"Laisse ta petite raison et reçois le logos" (un saint Orthodoxe)
Ecrit par : koan | mercredi, 17 mai 2006
S'il vous plaît, Mr De la Vega; pouvez-vous me dire qui est
Locus Solus ?
Ecrit par : koan | jeudi, 18 mai 2006
Ce que c'est ? Vos désirs sont des ordres... http://hypermedia.univ-paris8.fr/bibliotheque/LOCUS_SOLUS/plan0.htm
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 19 mai 2006
J'ai connu une sorte de Canterel, qui se faisait appeler Lelian Rinaldo, Rosicrucien, adepte de Jacob Boehme.
C'était le bon temps...
Ecrit par : koan | vendredi, 19 mai 2006
Ps. demain 20 mai, vous souhaiterez de ma part une bonne fête à votre fidèle compagnon, Bernardin.
Ecrit par : koan | vendredi, 19 mai 2006
S'il y a bien une chose qui est insupportable, c'est bien les bibliothèques privées... j'ai failli tuer une de ces précieuses ridicules qui se flattait d'un accès privilégié à je ne sais quelle bibliothèque, et voyez-vous, comme pratiquant assidu de do shotokan et de viet vo dao, il ne faut pas m'enerver quand j'ai un coup dans le nez... Dieu merci, sa majesté a eu les foies, et elle a bien fait.
Mais je dois vous laisser, je ne veux surtout pas rater l'Eurovision ! Enfin, une expression de la culture vraiment digne de notre merveilleux continent !
Ecrit par : koan | samedi, 20 mai 2006
ceci n'est pas un lien sur un quelconque championnat de boules et Roussel en serait ravi .... un baiser sous le masque.
http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24
Ecrit par : anne | samedi, 20 mai 2006
Et un masque sous le baiser...Ca me fait triste de voir que finalement, ce n'est rien d'autre que du libéral facisme qu'on nous monnaye en faisant la pute électorale...
(Comme si il y avait de meilleurs combats que d'autres...)
Moi aussi, je suis un etranger.
Ecrit par : koan | dimanche, 21 mai 2006
Toute chose est la metaphore d'une autre.
Ecrit par : koan | mercredi, 24 mai 2006
" On ne va pas se laisser condamner à defaire les chignons de bronze" . Henri Michaux. Vous avez lu henri Michaux ?
Ecrit par : koan | jeudi, 25 mai 2006
Les gens comme vous sont bien trop forts pour que l'echec les mate...n'est-ce pas ? C'est à cause de votre lien "partie".
Ecrit par : koan | vendredi, 26 mai 2006
Un livre seulement : "Un barbare en Asie". Je suis assez ignorant de cet écrivain.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 28 mai 2006
" Misérables miracles ou "le jardin exalté" qu'on ne trouve que dans la pléiade ou fata morgana ont pour moi le caractère d'un mythe. j'ai commencé à lire Henry michaux
aux alentours de treize ans, et je continue aujourd'hui, sans être pour cela un "homme d'un seul livre".
On peut trouver sous sa plume quelques aphorismes puissants et etranges, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle votre blog et ses aphorismes mon rappelé mon goût pour cet écrivain.
Je tiens à vous remercier de ce que vous acceptez de répondre à certaines de mes questions. Je vous en suis gré, Mr de la Vega.
Ecrit par : koan | lundi, 29 mai 2006
"Ils ont terni tout ce qu'ils ont compris". H Michaux
D'aucune langue l'écriture__
sans appartenance aucune, sans filiation
Lignes, seulement lignes. H. Michaux
Ecrit par : koan | mardi, 30 mai 2006
Comme avec le communisme le concept d'égalité fût transformé en monstre, ainsi avec le libéralisme, c'est au tour de la liberté d'être totalement défigurée.
Ecrit par : plumes | jeudi, 01 juin 2006
Une question classique : Quelle question aimeriez-vous aimé que l'on vous posât ?
Ecrit par : koan | samedi, 03 juin 2006
L'avenir, une nouvelle fois dépend de la résistance.
Ecrit par : khoan | dimanche, 04 juin 2006
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas
afin que s'accomplisse le miracle de l'unité.
Ecrit par : khoan | lundi, 05 juin 2006
Vous êtes déjà passé incognito sur mon blog ? Il est tout con mais on se marre bien parfois...
Ecrit par : khoan | lundi, 12 juin 2006
Bonjour k(h)oan,
Oui, j'y ai fait un saut hier. Nous avons au moins un point commun, et qui n'est pas médiocre : Rûmi.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 13 juin 2006
Ah ! Et bien je suis très honoré et content. je me disais; Pfuu, pour Mr de la Vega, tu ne dois être qu'un pauvre baba cool à la noix. Je suis sincère, ça me fait plaisir.
Ecrit par : khoan | mercredi, 14 juin 2006
Ce qui nous renverait sur Farid oddin attar et son langage des oiseaux, ou vers Al Hallaj,
mort crucifié en s'exclamant : "je suis la vérité suprême"...
Curieux tout de même. Que faut-il comprendre ?
Ecrit par : khoan | jeudi, 15 juin 2006
Avez-vous eu cette somme de Eva Vitray de Meyerovitch entre les mains , le Mawlana de Rûmî ? Ah, mon Dieu, que le gens sont bêtes : Un type me dit un jour : "l'Islam n'a rien apporté culturellement..." Ah bon ? Et Averroès ? Et bien à part Thérèse d'avila quand elle se pique d'humour, ( "La vie est une nuit passée dans une mauvaise auberge" ...) Jan Ruysbroeck l'admirable en forme, et Valentin Tomberg pour les initiés, j'aimerais bien savoir qui a fait mieux que Rûmî en terme d'élévation , de subtilité, et de raffinement. Et pourtant, je ne suis pas parti pour devenir Musulman... (Sauf le Cantique, vous avez raison.)
Il y a eu un certain Saadi et son livre des roses, vaguement érotique, mais non, Rûmî, c'est un trésor pour l'humanité.
Les textes alchimiques Musulmans, quand les Mauresques vivaient en Espagne aux cotés des Juifs qui
magnifiaient "le livre de la splendeur" sont eux aussi de bien beaux specimens de littérature. Mais ce que j'en dis...
Je ne suis pas un Dikr, dieu m'en préserve, mais l'honneteté consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû...
Voilà qui rajoutera à vos aphorismes, voire apophtegmes, cher ami inconnu...
Ecrit par : khoan | vendredi, 16 juin 2006
Peut-être Rûmî est-il le plus haut mystique qu'il ait jamais eu. Rien d'humain n'a été proféré de comparable au Mathnawî : près de 5000 vers du plus haut enseignement. On croit voir un homme en apesanteur et drapé de blanc - qui vous parle. Essais, romans, poèmes, critiques, aphorismes, pensées : par comparaison, que tout cela est fini !
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 16 juin 2006
Tout cela est j'espère suspendu...plutôt que fini. Ne reste t-il pas reste des choses à dire et à faire ?
Ecrit par : khoan | samedi, 17 juin 2006
Quand vous précisez çi-dessus "rien d'humain", vous avez une arrière-pensée, ou est-ce une tournure stylistique ?
Ecrit par : khoan | samedi, 17 juin 2006
Tu es en détresse. En joie peut-être. Nous sommes un collectifs d'écrivains dissout aujourd'hui.
"Il faut nettoyer. Bien nettoyer. Il faut laver. Récurer les pensées. Il faut recommencer à zéro. il faut y aller à nouveau. Il faut recommencer. Il faut être lunatique. Il faut être "chiatique". Il faut réfléchir à janvier 2005. Seul. alors. Il faut réfléchir. Ok Il A LAVé le tapis avec l'aspirateur."
La suite sur http://hirsute.hautetfort.com
Ecrit par : Andy Verol (LE véritable) | lundi, 19 juin 2006
J'ai trouvé le lien vers votre adresse chez "Fleursurlering". Elle est merveilleuse vraiment...
Ecrit par : khoan | mardi, 20 juin 2006
Enfin une Newsletter digne de ce nom! Pour cesser de s'emmerder à lire devant son écran.
La suite sur http://hirsute.hautetfort.com
Ecrit par : Andy Verol | mercredi, 21 juin 2006
J'ai retapé mon blog comme j'ai pu. Si un jour vous passez incognito, j'ai envie que vous comme les autres, vous vous sentiez bien. Cependant, cela me sert à me créer un monde dans lequel pour moi, la vie est possible. Combien de temps cela va t'il tenir ?
Ecrit par : koan | vendredi, 23 juin 2006
J'ai retapé mon blog comme j'ai pu. Si un jour vous passez incognito, j'ai envie que vous comme les autres, vous vous sentiez bien. Cependant, cela me sert à me créer un monde dans lequel pour moi, la vie est possible. Combien de temps cela va t'il tenir ?
Ecrit par : koan | vendredi, 23 juin 2006
Il y a une recherche graphique intéressante. Une ambiance aussi, quelque chose d'apaisant.
Ecrit par : Don Diego | samedi, 24 juin 2006
Je suis très flatté . Mais je tâtonne. Je refuse à ma nature très colérique de me dicter ce que j'ai à faire, combat harassant, vertueux : la passion conseille de travers bien souvent.
Ecrit par : khoan | lundi, 26 juin 2006
C'est gentil finalement ce que vous me dîtes sur le contenu que vous estimez apaisant. Pourtant, je passe mon temps à combattre une humeur noire... Comme quoi.
Je me posais cette question, pourquoi avez-vous choisi de proceder par aphorismes, au départ de votre blog ? Ils sont curieux, il n'affirment pas, ils sont très abstraits. Est-ce de votre choix s'ils laissent le champ à une expression si variée
de la part des commentateurs ?
Ecrit par : koan | mercredi, 05 juillet 2006
Bonsoir,
La forme, pour ma part, ne se choisit guère ; elle s'impose d'elle-même. En outre, je vois mal comment je pourrais commander la variété des commentaires ; je la suscite, peut-être, mais involontairement.
koan
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 07 juillet 2006
Je comprends.
Ecrit par : koan | vendredi, 14 juillet 2006
Mais est-il si inconcevable d'anticiper sur les effets qu'une forme peut produire ? Vous vous doutiez bien qu'en citant des bribes de textes aussi ouvertes, vous laissiez la place à une foule d'interprétation et de réactions, mais qu'importe...
Si je vous disais : j'ai "vu" Dieu, me croiriez vous ?
(Nul ne peut voir Dieu et vivre...Humoui. Mais qu'entend t-on içi par "vivre" ?)
Ecrit par : koan | dimanche, 16 juillet 2006
Je parle pour moi, et je n'imaginais rien.
Vous dîtes des gros mots.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 16 juillet 2006
Le centième est pour moi.
Ecrit par : Big Brother | lundi, 17 juillet 2006
Et pourtant...
Ecrit par : koan | lundi, 17 juillet 2006
Quelle fine gachette ce Big ! Il... tire plus vite que son ombre !
Ecrit par : Don Diego | lundi, 17 juillet 2006
Par une sorte de lapsus de l'oeil, j'ai lu "il tire plus vite que moi .... " pfff!
Bien évidemment, quand on sait qu'on peut ... on ne relèverait pas ! Mes hommages
Ecrit par : a ... | mardi, 18 juillet 2006
100 com, objectif atteint. Adios !
Ecrit par : koan | samedi, 29 juillet 2006
Adios ! et merci de votre lecture.
Ecrit par : Don Diego | samedi, 29 juillet 2006
Vous êtes léttré. Où trouver un version Française de Klemens Brentano ? Le tuyau sera le bienvenu.
Ecrit par : koan | lundi, 31 juillet 2006
Bonjour,
Bien moins que vous ne semblez le penser : je ne connaissais pas même le nom de cet auteur. Cela dit, il semble qu'il y ait quelque chose à cette adresse : http://www.chapitre.com/frame_rec.asp?donnee_appel=OVERADOC&source=ALL&auteur=CLEMENS+BRENTANO&dinsight=376&kwsl=2305562.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 01 août 2006
Oh merci, votre tuyau me semble bon...
Par remerciement, deux citations de l'auteur en question :
A voix basse, toute basse,
chantonnez la berceuse
sans plus de bruit qu'aux cieux
la course de la lune.
-----
Encore la plainte de la flute,
les sources fraîches qui murmurent,
Un souffle d'or et de musique,
Descend du ciel, sachons nous taire...
Ecrit par : koan | mardi, 01 août 2006
J'aime assez. Il y a là je trouve comme des tonalités et des colorations de haïku. Merci.
Ecrit par : Don Diego | mercredi, 02 août 2006
http://www.odebi.org/boycothon/
En signant cela vous ne faîtes pas de politique mais de l'art.
Ecrit par : koan | jeudi, 03 août 2006
Je m'extenue dans ma chasse au bonheur. Et je ne parle içi que de fuir et tenir en respect la douleur...Pour vous, c'est dit, je suis un con, mais à la vérité un con qui longe d'un pas nerveux les limites, celles qui bouillonnent de mort et gêle l'âme à l'approche des rigueurs vénéfices de l'absurde. jamais, jamais je n'ai été aussi mal accueilli (par des gens qui comptent cela va sans dire )que sur ce blog qui d'emblée injurie, puis tire sa révérence, cependant, j'y passe en ami, libre, de par votre jugement préventif, d'avoir quoi que ce soit à prouver.
la mort ce soir rôde avec des guenilles noires. L'abîme tourmenté mugit en soulevant les vagues ethérées d'un vide tounoyant et mercuriel.
Mais j'ai fais, (c'est une guerre, une lutte) , un morceau aérien avec en toile de fond une pensée roséeuse. Il reste un vestige d'enfance à quoi se raccrocher quand la morsure du néant menace le funambule téméraire.
Ecrit par : koan | lundi, 07 août 2006
Bonjour,
Quel espèce d'accueil souhaitiez-vous donc ? Pas celui-ci, soit. En tout état de cause, vous êtes libre d'aller et venir et de parler selon votre fantaisie. Ce n'est pas peu.
Ecrit par : Don Diego | mardi, 08 août 2006
Mais je ne vous reproche rien, je suis seulement content de ne pas m'être laisser rebuter. J'aime bien venir faire mon petit viron. Avez-vous eu l'occasion de lire un livre de Malcolm de chazal ? Son livre le plus connu est "sens unique", je lui ai cependant préféré "Petrusmok". Encore un auteur découvert par Jean paulhan, qui a eu H.Michaux sous son aile.. Ce dont l'humanité devrait lui savoir grée.
Je me souviens vous avoir dit "adios"; et puis non, je me sens bien içi. En ma qualité de con, je m'ébaubis en ces lieux. Hi hi hi. Et puis je ne peux pas en toute objectivité tout à fait tort. Dans ma vie, j'ai été bien plus souvent un gros con que n'importe quoi d'autre; avec cette nuance qu'au moins, je m'en rends compte...Vous, ou plutôt votre..."blog", fait sens à mes yeux. Pourquoi ? Votre admiration envers rûmi tend à prouver que nos chemins ne sont pas totalement divergents. C'est beaucoup, par les sales temps qui courent.
Je vous souhaite une bonne soirée.
Ecrit par : koan | mardi, 08 août 2006
Zorro est en vacance ? Que vont devenir les jolies veuves et les pauvres orphelins ?
Ecrit par : koan | jeudi, 10 août 2006
C'est les aventures de Zorro à la mer ou à la montagne ?
ZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzz... (C'est Zorro qui begaye)
RZRZRZRZRZ, et ça c'est Zorro qui ronfle...
Ecrit par : koan | jeudi, 17 août 2006
Bonsoir koan,
Pourquoi vous opiniâtrez à fleurir une tombe qui ne demande qu'à être mangé par l'herbe ?
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 18 août 2006
Parce que je suis atteint de morbidesse... Mais non ce n'est pas une tombe ! Si vous effacez totalement ce blog, là oui ce sera fini, mais puisque vous ne le faîtes pas, petit canaillou, je suis amené à penser que le jeu vous amuse...
Ecrit par : koan | samedi, 19 août 2006
Comme ce Koan prend la page!
Drole d'animal.
DelaVega. Comme ta voix devient froide.
Ce classicisme!
Ce stérilet dans ta gorge. Ce bec sur tes lèvres.
Ecrit par : Matthieu | dimanche, 20 août 2006
Comme ce koala grignote son eucharistie.
Drole d'Australien!
Mais comme il est bon de se masser dans la langue.
D'en reprendre le contact chaud; bouillant.
Rien de vraiment froid dans ta langue Diego; je me rétracte comme un calamar. La forme froide, mais le vecteur incandescent.
Et puis, ne sommes-nous pas dans une époque où la rectitude des temps retrouve tout son charme, toute son actualité; sa vraie justice.
Ecrit par : Marc | dimanche, 20 août 2006
Apostoliques commentaires…
@Matthieu
Singulières et intrigantes images ; bonnes ; justes ? Du marbre ont été tirés davantage de chefs-d'oeuvre que de l'eau courante.
@Marc
"La forme froide, mais le vecteur incandescent." I hope so.
Ecrit par : Don Diego | dimanche, 20 août 2006
Froid ou chaud, De la Vega est présent. Son absence n'est pas stérile, pas plus que son silence. De la famille du tigre en ce qui concerne le tapissement, du rapace qui sur sa prois en cinglant ouvre les serres.
Pas si facile d'être Michaux, messieurs, n'est -ce pas ou Arthaud ?
Une glace sans tain, c'est ce blog. L'idée d'être illisible pour me croire digne d'être lu m'est passée depuis longtemps.
Ecrire, dire les choses qui sont comme elles sont.
Bon courage les artistes.
Et jamais billet vide n'a été aussi plein.
A quand le com numéro 1000 ?
Ecrit par : koan | mardi, 22 août 2006
Oui, mais l'eau courante a fournit la vie à l'artiste et à son contemplateur...
Ecrit par : koan | mardi, 22 août 2006
Nous voici devant une imposante table de ping-pong, le marbre à la main, l'angle à l'astuce.
Ta technique:
-Contre la bourssoufflure d'un adversaire:
Concision et droiture; mais mépris.
-Devant la langueur d'une admiratrice:
Concision et élégance; mais tranquilité.
Normal... Toi, c'est la littérature.
Tu aimes Michaux?
Moi, je l'aime beaucoup. D'ailleurs c'est comme moi; c'est un belge.
Dis donc tu vois le cardinal comme je le vois tu le décris comme il m'est apparût cette clarté d'intention ce rebondi cette manière unique de courir dans la phrase sans tomber tout suit son cours rien ne retombe et surtout cette façon d'ouvrir la phrase de la fermer tout son vieux corps directement dans la langue.
Oui. L'homme à du souffle.
Es tu autre chose que critique d'art ou animateur culurel?
Es-tu écrivain? Mais où est le livre?
Ecrit par : Luc | jeudi, 24 août 2006
Encore un glosateur... apostolique ! Ce blogue serait-il un objet de culte ?!
Intéressant.
De Michaux, je ne connais que son asiatique barbare. Apprécié, sans plus.
Sur le cardinal. Bien, juste.
Oui, quelqu'un d'autre.
Non. Les feuilles volent au vent. Blanches. - Où il les portera. A qui saura les amasser. A qui saura.
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 25 août 2006
Ah, mais lisez donc "les grandes epreuves de l'esprit" ou "misérable miracle" ! A l'occasion...
Son dernier travail, chez Fata morgana : le jardin exalté devrait être... exalté. Jamais arbre n'a tant exsité...
Ecrit par : koan | vendredi, 25 août 2006
Michaux; sauras-tu me comprendre, était un petit calin destiné à koan; notre gentil koala: je n'en ai pas lu le moindre feuillet. Il n'y a que la Belgique de raisonnable dans tout ça.
Etre belge; n'est-ce pas à signaler?
Je te signale encore qu'à lieu aujourd'hui le mémorial Yvo Van Dam à Bruxelles; si tu as la R.T.B.F; regarde, c'est de l'athlétisme: mon sport préféré.
Où amasse-t-on tes feuillet; file-moi des indices.
Je suis devant qui me répondre; voilà tout.
Mais tu reste sobre jusqu'à la joie.
J'ai du plaisir à te lire.
C'est toi qui parlais de marbre; tu ne serais donc pas de taille.
Des feuilles, du vent...
tu as le menton long et plat.
Mais voilà que je te rappelle à ton menton. A ton menton.
Le nez quelqu'onque; les yeux ni brun ni noir; enfin peut-être brun en tout cas pas noir. En tout cas pas noir. Peut-être vert; sûrement bleu. Sûrement bleu.
bleu bleu bleu
Mais voilà que je me met à chanter. A chanter chanter
chanteeeeeeeer.
Ecrit par : Re-Marc | vendredi, 25 août 2006
En cette matière, il peut être convenable de ne le faire qu’une fois, et Baudelaire s’en est acquitté de façon très amusante.
Je n’ai point la télévision.
C’est déjà problématique.
Je crains de vous décevoir : je n’ai point de tonnelet accroché à mon cou.
Grand bien.
Induction erronée.
Spéculations délirantes… et erronées.
Il semble que la sobriété vous grise.
Ecrit par : Don Diego | samedi, 26 août 2006
Comme j'ai rien compris, je peux continuer content.
La forme de votre menton ne me passionne pas spécialement, par contre, dans certains des aphorismes, il y a trop ou trop peu. Certains manquent d'un contexte.
"On peut compter le nombre de pommes dans un arbre, mais on ne peut pas compter le nombre d'arbres dans une pomme". C'est gypsy.
Ecrit par : koan | samedi, 26 août 2006
Vous usez des formules et des formules....
mais le mot reste plat , le verbe poli.
Et le sens reste, s'agite, s'agite entre vos pas , se gausse de vous
C'est un salon sombre ou lumière ne luit et ou chevaliers instruits des choses nouvelles mènent des guerres solitaires.
En parant d'armures épaisses votre épiderme,vous crachez.
Vos postures semblent belles et honorables
Et les proffesseurs et scientistes vous applaudissent lorsque timidement ils tendent l'oreille à vos ébats sinistres, ils reconnaissent ce trait caractéristique, ce blason qui vous unissent à leurs familles!
Ecrit par : zozo | dimanche, 27 août 2006
Notre ami Baudelaire à en effet beaucoup voyagé.
La Belgique l'aura aigri plus encore, le pauvre.
Un jardinet tout aussi bien.
Quand à zoulou...
Expliquons-nous; Eclairons-le.
D'un jardin européen.
Ecrit par : Marc | lundi, 28 août 2006
Espace doublé d'eau tout du long.
A mon visage: ordre lent d'un peuplier.
A droite
Dénivellement de jeunes filles plantées un temps comme javelot dans l'herbe haute.
A côté des sapins.
Son de côté.
Véhicules brassés: accélération du haut:
Nuages et percées
Et vent.
Ecrit par : Matthieu | lundi, 28 août 2006
L'eau croule.
Ecrit par : Jean | lundi, 28 août 2006
Suis-je fou ? Je ne comprends plus rien...
Ecrit par : Don Diego | lundi, 28 août 2006
Mais non, laisse descendre doucement la phrase.
Il s'agit de dire les choses les plus simples; de les montrer à vrai dire.
Ecoute.
Je la voyais, alors que de profil;
Dans son dos toutes boucles blondes.
Dans le tissu tendu:
Le corps nudifié; intact.
Elle se trahit beaucoup et longuement.
Puis nous écoutions, paresseusement,
Bailler les stores.
Un peu plus tard, la nuit venue,
C'est en trottinant qu'elle s'éloigna...
Comme un petit oiseau.
Nue; avec dans ses mains, son petits sac.
Ainsi trottait-elle;
Dans les couloirs de l'hôtel.
Ecrit par : Matthieu | jeudi, 31 août 2006
@ zorro... Moi je n'y comprends rien non plus. Le monde est soudainement rempli d'Antonin Arthaud en goguette !
Ca ne vous fait rien si je vais lire le "tous fous" de Georges Picard, chez Corti ?
Ecrit par : koan | jeudi, 31 août 2006
Ainsi trottait-elle", c'est un peu lourd comme formulation, non ?
Ecrit par : koan | vendredi, 01 septembre 2006
Ah, pas de nouvelles de nos poètes maudits ? J'ai lu un petit ...fascicule plutôt que libre : "l'amour de l'écriture" qui est un petit livre de citations , chez l'archange Minotaure.
"Archange minotaure", ça pourrait être de vous...
"Si vous n'avez pas mal quelque part, inutile d'écrire" Paul Morand. Mais ça ne concerne pas seulement l'écriture, ça vaut pour l'art en général. Pas trop de douleurs pour vous en ce moment, vu le peu d'intérêt que vous accordez à "Zorro". A moins que vous nous cachiez un autre travail, littéraire ou non, ailleurs ?
Ecrit par : koan | lundi, 04 septembre 2006
Ah, pas de nouvelles de nos poètes maudits ? J'ai lu un petit ...fascicule plutôt que livre : "l'amour de l'écriture" qui est un petit livre de citations , chez l'archange Minotaure.
"Archange minotaure", ça pourrait être de vous...
"Si vous n'avez pas mal quelque part, inutile d'écrire" Paul Morand. Mais ça ne concerne pas seulement l'écriture, ça vaut pour l'art en général. Pas trop de douleurs pour vous en ce moment, vu le peu d'intérêt que vous accordez à "Zorro". A moins que vous nous cachiez un autre travail, littéraire ou non, ailleurs ?
Ecrit par : koan | lundi, 04 septembre 2006
quel est le propos?
chacun murré dans ses images énoncent .....
nous voguont lentement sur des eaux amnésiques
En tant qu'entente on aura compris qu'entoné en nain ne pourra rien n'y faire.
Et soupoudré les allusions aux spécialistes, comme offrir carcasses au charognards.
du corps putride on se délècte en arborant chemise et haumes, nobles défensseurs d'une langue qui git ici.
Au ras du sol, dent rapé sur le clavier , main sur le cuir , se comprend-on encore?
Est-ce concour, joute ou combat.
Ecrit par : zozo | mardi, 05 septembre 2006
On dirait un texte écrit avec beaucoup de temesta...
C'est un peu ce que j'entendais pa "poètes maudits..."
J'aime bien les poètes bénis aussi, moi :
"Un sol schisté de soleil m'enrose, m'abeille dans le jardin blanc" Jean-claude Renard...
Ecrit par : koan | mardi, 05 septembre 2006
le temesta te remercie sans te mollester
à quand ma carte des membres?
de la géographie du corps, le cerveau du petit apache t'envoie fleurs , plumes.
Tu n'en attendai sans doute pas tant.
J'ai laché mon petit jouet pour des gens plus adultes que moi et j'en suis désolé.
Je vais retourné dans mon grenier à fouillé ces caisses, époussetés les épaules de mes actions mans.
Apparemment certain pense que lire c'est associé, reconnaître, comparé.
on sera donc passé à coté mais rassuré on marchera sur un chemin triste, balisée , investit par toute la science des hommes au courant
Ecrit par : zozo | mardi, 05 septembre 2006
Hey, Don Diego, tout le monde s'est installé ici pour siroter l'apéritif, on dirait ! C'est incroyable ! Je salue mon ami Koan, qui sont les autres ???
Ecrit par : Fleur | mardi, 05 septembre 2006
Deux glaçons pour moi, on crêve aujourd'hui...
Ecrit par : koan | mardi, 05 septembre 2006
Vous êtes (avez-vous remarqué combien nombre de lecteurs est attaché au désir de vous dire ce que vous êtes ?) ce que vous êtes. On dirait des extraits tombés des pages d'un livre secoué. Style un peu dépassé, mais subtil et cinglant. Moi j'aime votre style, tranquille et déshinibé.
Comme koala, je suis joyeux et naivement sautillant, mais comme koan je te les chope et te les rentre dans l'oignon jusqu'aux amygdales. On a tous nos petits travers...
Ceci pour dire que ce n'est pas sur une écriture qu'on juge un homme, au plus on juge un style.
Ecrit par : koan | mardi, 05 septembre 2006
Ciao Fiora,
Curieux n'est-il pas ? Cela a fini par me donner une idée... Je m'en vais former une secte.
Les femmes me suivraient nues, buvant le sang au cou des bêtes, caressées par les serpents, crevant les yeux des enfants et s'entre-déveroreraient ; les hommes iraient poussant des cris sauvages, battraient les lions, riraient avec les grizzlis, et se manstupreraient sous des lunes sanglantes ; - cependant que, drapé dans une longue robe blanche lamée d'or, dans des volutes d'encens et d'ineffables fifres, je célèbrerais des rites inquiétants et grandioses !
Ecrit par : Don Diego | jeudi, 07 septembre 2006
Un coup à prendre le chou...
Ecrit par : koan | jeudi, 07 septembre 2006
C'est un mix entre sade, Antonin Arthaud (le moine de Lewis) Lautréamont et georges Bataille. Que des gros déconneurs quoi ...
Ecrit par : koan | jeudi, 07 septembre 2006
Ca me rappelle une bonne bagarre... Un type chez un copain me dit "je te percerai au milieu de l'arêne et je me branlerais sur ton cadavre" Il ne savait pas que mon entraînement au karaté et au viet vo dao ne demande que ça ! Il ne s'est pas branlé sur mon cadavre, il s'est seulement pansé au-dessus du lavabo...
Ecrit par : koan | jeudi, 07 septembre 2006
c'est pas gentil du tout ça
..pardon, DonDiego, bonjour, je m'appelle Anne.
Je viens lire ici de temps en temps, mais n'ai jamais rien à dire (sauf ici) qui soit pertinent (comme ici)
Ecrit par : anne | jeudi, 07 septembre 2006
(je trouve ça parfois intéressant à lire !)
Ecrit par : anne | jeudi, 07 septembre 2006
(Tiens une homonyme ! )
Tour de babel ou Pise engloutie , bizarre cette fin sans fin !
Ecrit par : annealb | jeudi, 07 septembre 2006
Mr De la vega a laissé luire une griffe. C'était chouette de l'entrapercevoir. Comme guide suprême d'une horde de pervers, chef endiablé d'une meute de furies.
Les enfants au lit, ce n'est pas pour vous.
Ceci dit, en guise de reponse aux proses précédentes, ça calme. Moi aussi j'aime faire gourou. Mais mon vice n'est ni dans la violence ou la manustupration, mais dans la paresse
et la mélomanie...Je ne vous serais pas d'un grand secours dans vos bacchanales, un peu carnavalesques. Les derniers jours de sodome ?
Ecrit par : koan | jeudi, 07 septembre 2006
dame, ça va mal...
collaps de la communication ?
collaps de civilisation ?
collaps d'humanité ?
Ecrit par : in hoc signo vinces | vendredi, 08 septembre 2006
Etonnant comme on a pu réactiver tout celà.
Le serpent mort gonffle.
J'arrive devant commentaire; je lis 150! (bond de 130 à 150).
Je suis sur ton site. Mais qui a dit que tu était le chef?
Tu ouvres un espace; une brêche; voilà tout.
J'accepte de la compagnie; non un chef.
Les chefs m'ont toujours fait sourire.
Et j'ai remarqué tôt comme mon sourire leur était insupportable.
Je ne sais jouer le jeu de la supériorité. J'arrache le serpent du sol sans broncher. Immunisé. Désinvolte.
C'est vrai; je construis un temple. Mais sans rabbin.
Nul bestiaire; de la lumière.
Je suis un enfant d'aujourd'hui: plutôt de la lumière.
Une cape blanche. Tu me fais sourire. Une cape noire. Une cape blanche.
Non des cris sauvages, mais prières.
Ta description: c'est du Delacroix. Le dragon qui se tord... le jardin sanglant,...
Ton site est une petite partie du temple.
Ecrit par : matthieu | vendredi, 08 septembre 2006
Don Diego, je vous aurais bien suivi nue, mais je ne suis pas très attirée par les sectes et les gourous !!
Oui, c'est très étonnant, ce blog qui continue à bourgeonner même après sa mort. C'est votre aura.
Ecrit par : Fleur | dimanche, 10 septembre 2006
Oui, mais suivre nue un cheval, c'est en soi une gageure...
Je ne sais pas pourquoi dès qu'un homme veut jouer au dur
il faut que les femmes soient nues...
Ecrit par : koan | dimanche, 10 septembre 2006
J'étais confortablement installé sur mon canapé dans le jardin d'hiver quand un scarabé brillant surgit de nulle part se posa sur ma main. Un petit livre y était attaché.
Je secouais énergiquement mon verre de grenadine ou sirotaient quelques guêpes ivres; détachait le livret; le lut.
J'y trouvais ce petit poème que je vous transcrit aujourd'hui.
Comme un scarabé noir et brillant je me pose sur l'écran de mes petites pattes agiles.
Comme une guêpe sirotant sa grenadine et oublie son venin mortel.
Ce poème se prénomme ainsi:
"FLEUR, JE ME L'EN CEUILLERAIS BIEN"
Sa robe s'est doucement ouverte dans l'humidité.
Le réveil est fragile, prudent.
Le fière petit sapin qui s'élève à ses côtés la regarde faire. Il a veillé la nuit entière sur sa protégée; silencieux, immobile.
Fleur, de joyeuse humeur, et après un premier coup d'oeil au petit sapin et à la sapinière, s'aligna parmi la multitude dans le vent léger qui la portait de-ci de-là.
De-ci: loin du petit sapin.
De-là: proche du petit sapin.
Notre petit sapin amoureux se dit tout bas-assez bas pour n'être entendus ni de fleur, ni de la sapinière-qu'il se l'enceuillerais bien; d'un cliquettement d'épines.
Ecrit par : Georges | jeudi, 14 septembre 2006
Que peut-on, sinon vous remercier de cette contribution tout élégance et clarté ?
D’aucuns semblent priser le jeu de la recherche en paternité littéraire (et l’on pouvait aussi bien nommer tout à l’heure, avec pas moins de pertinence, les Bacchantes d’Euripide) ; essayons-le à notre tour. Je vois… un nom… grand parmi les grands : Béranger.
Ecrit par : Don Diego | vendredi, 15 septembre 2006
fleur, vous avez remis, j'espère, votre culotte, vous aurez compris qu'il est dangereux de prendre une fiction pour la réalité
georges, ce scarabée n'est-il plutôt votre cerveau reptilien ?
don diego, il vous est permis de rêver, mais le peuple s'est starakadémisé, depuis
Ecrit par : in hoc signo vinces | vendredi, 15 septembre 2006
Le peuple ? où ca, petit nobliau prétentieux ?